‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 266 sur 350 · I. Cf. Lettre précédente, p. 227 et n · texte numérisé non relu

I. Cf. Lettre précédente, p. 227 et n

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mière, Dieu en ses derniers temps a permis qu'il ait été exercé par de fausses lueurs, et tantôt par des lumières véritables, aQn que la fausseté des unes et la vérité des autres le tinssent comme en Tair, et lui fissent perdre un goût caché dans ce qui est certain, et aussi Tappui dans la vérité de la foi, qui lui avait été découverte. Gomme cela a été accompagné d'exercices étranges au dehors et au dedans, et d'une démission * entière, qui l'a exercé longtemps par rindiflercnce à croire et ne croire pas, et par la privation des lumières (ce qui lui paraît un très bon état, et plus sûr), il a ensuite été exercé par le retour de ces lumières et par leur importunité ; et cela même a aidé à la mort. Mais, comme à présent cela lui serait nuisible, lorsqu'il forme des espèces -, on les lui ôte, pour le mettre de nouveau dans l'état du rien et du néant, où toutes alternatives et vicissitudes se perdent pour toujours dans l'immobilité divine^.

J'ai beaucoup goûté votre lettre * : elle m'a réveillé un cerjain goût secret, que j'ai ordinairement pour \otre âme, lorsque je pense à vous, que je n'ai de morne pour nul autre, et qui m'est un témoignage qu'elle est comme Dieu la veut. Vous ai-je dit qu'il y a huit jourp que vous me fûtes donné en songe, sous la figure d'un bassin de glace ? Tout autour c'était une glace pure et dure comme du cristal, et le milieu était une eau pure et profonde, mais elle était retenue par ces glaces, qui l'empochaient de s'épancher au dehors. Quelques personnes admiraient le présent qui m'avait été fait. Quelques-uns l'estimaient mille écus, et d'autres douze mille

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