I. Cf. Lettre I, p. j3 et n
a. Cf. la définition de ce mot, Lettre XXI, p. 64 et n. a.
3. « Quand nous n'avons plus aucune volonté pour le temps, nous entrons dans celle de Dieu, et nous devenons en quelque sorte, comme lui, immobiles et éternels » (Fénelon, Lettre â Mme de Maintenon du i^^ janvier iCgS, t. VIÏI, p. /»97. g)-
h. La lettre précédente.
M«« GUYON A FENELON 235
livres. Je fus certifiée que c'était la figure de ce que vous <Mes à présent : une eau vivante et profonde, quoique toute entourée de glace. Mais cette eau ne, se communiquera au dehors que par la rupture de cette belle glace, ce qui paraîtra aux yeux peu éclairés une fort grande perte. €e 27 juillet 1689*.
XGV. - M'"c GUYON A FÉNELON^.
La purification doit toujours être conforme à Tétat de l'homme. Lorsqu'il est beaucoup actif, il faut qu'il soit purifié plus activement ; et, à mesure que sa disposition devient simple, il faut que sa purification la devienne^, de sorte que tout ce qui sert à purifier une âme multipliée, salirait celle qui est devenue déjà simple*. La manière dont on en use après les fautes, salit souvent plus <[ue la faute. Lorsque Dieu devient le principe de l'âme, il la purifie lui-même, et il ne veut pas qu'elle soit si hardie que d'y mettre la main. Il faut être passif dans la conduite comme on l'est dans l'état.
Vous avez agi par votre sagesse, et vous avez bien fait, parce qu'élant alors tout à fait maître de vousmême, il fallait agir en homme raisonnable. A présent, que Dieu est plus maître chez vous, il faut agir | ar abandon, et suivre sans hésiter le premier mouvement, lorsqu'il est subi, et comme tout naturel ; car il y a de certains mouvements ', qui sont précédés et accompagnés
,1. Cette lettre est à lu fois une réponse à la lettre précédente et rcxposé promis au lendemain de l'entrevue ; cf. Lettre du 28 juillet, ]). 228 et n. 1.
a. T. III, Lettre LXXXI, p. 342-4.