Sur cet accord, cf Lettre II, p. 17 et n
/i. Cf. Lettres LXXVII et CXXIX, p. i85 et p. 820 et n. 5.
5. Ce sont « ces premiers mouvements », dont Mme Guyon disait (Lettre XLI, p. 109) qu'ils « sont à éviter ».
236 FKNELON ET M»'« GUYON
d*émotions : ils ne sont pas de ces premiers mouvemenls dont je parle, puisque Ton sent bien qu'ils ont un principe \icieux. Mais,, lorsqu'on suivant simplement ce mouvement, il vient des pensées de complaisance, il faut les laisser passer ; car elles ne sont ordinairement causées que par un effet de la malice du Démon, qui veut par là empêcher Famé de les suivre, la brouillant par la craiiile qu'ils ne soient imparfaits. Mais, lorsqu'elle est lîdèle à agir sans réflexion, tout cela tombe de soi-même ; et cette malignité, qui accompagne ordinairement nos meilleures actions, lorsqu'on les t'ait avec application, se perd par cette conduite, et l'innocence est mise en la place.
Il ne faut pas craindre de faire en cela de fausses démarches, car la sagesse de Dieu en cela ne nous manque pas ; et ce qui paraîtrait gâté à notre vue, est très bien fait selon Dieu, et l'on voit dans la suite, que l'on a fait ce que l'on pouvait et devait faire. Il est d'une extrême conséquence, que vous en usiez de la sorte : vous ne vous méprendrez pas, et vous ferez immanquablement ce que Dieu veut de vous ^ .
XGVI. — >rme GUVO\ V 1 ÉMilLON^.
Il y a en moi deux états, qui n'en composent cependant qu'un : L'essentiel, qui est toujours une foi nue*, pure, ou plutôt un anéantissement total, qui exclut toute distinction*, tout ce qui est et subsiste, en quelque chose
1. Cette lettre répond à une lettre perdue do Fénelon. Elle cstvraisemblahlement des derniers jours do juillet ou des premiers d*aoùt.