Lettre précédente, p
FENELON A M-»» GUYON 2S5
reste à vos lumières, vous assurant que Dieu m'a donné un cœur docile à tout, quoiqu'il m'imprime ses vérités avec des caractères ineiîaçables. O que l'expérience vous découvrira des vérités dont vous serez charmé, quoique souvent environnées de frayeurs I
Je laisse à celui qui a un pouvoir souverain sur les cœurs et sur les esprits, de vous le faire comprendre. Je sais qu'il vous airne assez, pour ne rien dérober à votre expérience. C'est en lui que je suis à vous plus que je ne puis dire. Il y avait bien des choses à dire sur les dépouillements, dont l'étendue est extrême ; mais vous en comprenez assez *.
Je vais dans ce moment à la campagne, Madame, pour. jusqu'à demain. Je ne puis avant mon départ lire ce que vous m'envoyez'*; mais il* me servira de lecture ce soir et demain. Tenez ferme, ni de rompre ni de conclure^. Je veux dire que vous ne devez pas confier le billet à M. H.^ Pour le dépôt, il est bon
!• Cette lettre,, qui est une réponse à la précédente, est sans doute du la août; cf. la lettre suivante.
a. T. V, Lettre XCIII. p. 467.