Il 8*agit toujours de « l'aiTaire » du mariage
6. Peut-être cette initiale désigne- t-elle ici quelqu'un de la famille Harlai de Chanvallon, Mme Guyon ayant prétendu à plusieurs reprises que l'archevêque de Paris voulait marier son neveu à Mlle Guyon {Vie, III» partie, ch. vr, t. lïl, p. 61-67; Phclippeaux, loe. cit., I.
250 FÉXELON ET M-»» GUYON
devant Dieu et devant les hommes. Je suis dans des hauts et bas, qui me secouent rudement*. Mais, comme je suis pkis agité qu'à Tordinaire, je suis soutenu par im appui plus aperçu ^ Je ne saurais croire que votre affaire se rompe. Ce 12 août 1689.
C ^ M"'c r.LYON A FENELON »
Il me serait difltcile de comprendre les manières dont M. H. en use. Il ne veut aucune. Il a rompu son mariage. M. de V[aux] et M. de C[hevreuse] voudraient m'engagcr à le Taire malgré lui. J'avoue que, s*il me restait quelque chose du naturel que j*avais, j'en userais de la sorte, pour me venger de ses insultes. Mais ce qui m'étonne et ce que je ne puis bien dire qu'à vous, m'étant impossible de le dire à d'autres, c'est que je ne puis en nulle manière me donner aucun mouvement ; et, lorsque je veux faire quelque elTort pour cela, je ne trouve rien, tout m'abandonne chez moi ; et, lorsque le Maître ne donne point de mouvement, il est impossible de m'en donner. Quoiqu'il y ait longtemps que je fasse cette expérience, je ne l'avais pas faite si fort pour les choses temporelles. Je me trouve sans force et sans vigueur, comme un enfant ou un mort, et, tout autant de fois que je veux me donner quelque émulation et me persuader de faire l'afTaire, pour tirer ma fille de Top-
p. 3o). Au reste, les détails donnés dans cette lettre et la suivante sont trop peu précis et trop peu clairs, pour qu'on puisse tenter de reconstituer toute « l'affaire w.
1. Inslructions, XXII, t. VI, p. 121, ci (sur la souplesse que Dieu exige de l'àme) : « Il faut être bas, il faut être haut, etc. »