Luc, I, 38 ; cf. Instructions, XVIIl, t. VI, p. io4, g
3. Même formule Lettre du 16 juin 1689, p. 177 ; cf. le texte cité à la note i.
d. C'est la visite dont il est parlé au début de la lettre précédente. 5. Les deux premiers paragraphes, t. III, Lettre GXLV, p. 6o2-5 ; le reste de la lettre, t. V, p. 334-9-
votre âme. Le goût qu'il m'en donne est Bxe et invariable. Notre-Seigneur me' laisse des défauts extérieurs, et il ne me donne nulle peine de les voir, ni nulle envie qu'ils n'y soient plus : mais j'aurais plus d'horreur d'ajouter h ce qui est de lui, ou de me vouloir mêler naturellement d'aider aucune àme, que je n'en aurais de l'enfer. C'est ce qui fait, selon qu'il me l'a donne ii connaître, qu'il se sert de ce faible néant, et qu'il lui donne tant de grâces pour les autres, quoiqu'il en soit si dépourvu pour lui-même. C'est parce qu'il ne se mêle point de l'ouvrage de Dieu, qu'il dit simplement, quoiqu'il en puisse arriver, ce que Dieu lui fait dire, et aussi qu'il nes'ingërejamaisderien, si Dieu ne le lui fait faire. La nature est si maligne, qu'elle porte infmiment plus SB corruption sur dea choses spirituelles que sur les autres : et elle est si rusée, qu'elle se cache à elle-même tous les artifices. Il faut une grande mort pour ne jamais mettre la main par soi-même à l'œuvre du Seigneur, comme aussi pour ne jamais reculer d'un pas (le ce qu'il veut de nous; et cette dernière mort est bien plus profonde et plus étendue que les autres. Lorsque nous nous mêlons dans les choses, nous les retardons, loin de les avancer ; et, quoique Notre-Seigneur fasse connaître que certaines âmes sont données, qu'on les aidera un jour, et que Dieu le veut de la sorte, que même plusieurs grâces sont altacbécs pour elles à ta petitesse, qu'elles auront à recevoir l'écoulement de la grâce par le moyen que Dieu leur a choisi, que l'on connaisse même que leur retardement à voir ces personnes suspend l'avancement qu elles pourraient faire, — tout cela néanmoins ne donne pas la moindre envie de rien prévenir, ni de leur parler que dans le temps ordonné par la Providence. De même, lorsque Dieu veut qu'on leur dise quelque chose,