T. V, Lettre LUI, p
4 « Depuis ma longue lellre écrite, je -viens d'apprendre, Monseigneur, etc. » (^Lettre au duc de Bourgogne du 34 septembre 1708, t. VU, p. 374, rf).
5. La plainte a dû revenir à plusieurs reprises dans les lettres de Mme Guyon à M. et Mme de Chevreuse ; cf. en effet la lettre inédite du 3o septembre 1698 (Mss de Saint- Sulpice, h' Recueil Chevreuse, p. 28): « J'&ime toujours Bi [c'est-à-dire Fénelon] de tout mon cœur, guoiquil ait peu de foi. Je donnerais mille vies pour lui, et il tient chez moi tellement le premier rang que rien ne le peut cifacer. Je sens pourtant l>ien qu'il n'est pas tout à fait comme je le souhaite, etc. » ; cf. plus haut lettre du 11 juillet 1689, p. 206 et n. 3.
294 * FENELON ET M->« GUYON
suis pas pire que vous-même : vous m'avez dit vous^ même que vous outrepassiez ces choses sans les juger*, et les donnant simplement telles que vous les avez reçues, sans décider. Voilà comme je fais. Je ne crois rien ni vrai ni faux. Je ne doute pas même, car je ne juge point du tout, mais j'outrepasse simplement, respectant ce que je ne connais pas. Aussi n'est-ce point dû tout par ces choses, — non pas même par celles qui sont déjà vérifiées ^, — que je tiens à vous. J'y tiens par la voie de pure foi, très conforme à tous les principes les plus exacts de la doctrine évangélique'*, par la simplicité que je trouve en vous, et par l'expérience des morts à soi-même, et de souplesse dans les mains de Dieu, qu'on tire de cette conduite. Tout le reste est au-dessus de moi, et regarde des états dont je suis bien éloigné*. IJ me suffit d'être entièrement uni à vous selon mon degré ^, et sans regarder plus haut. Mais vous pouvez compter que cette manière d'outrepasser tout ce qui est au-dessus de moi, ne diminue en rien la confiance et l'union.
Quand je ne juge point, il est certain que je ne m'en abstiens jamais avec effort, et par une certaine