T. III, no CXXXIII, p
2. « (Dieu) est insatiable de mort, de perte, de renoncement » Jnslruclions, XXII, t. VI, p. 128, d.
En périssant, je bénirai
D*araour trompeur l'orage.
En pleine paix, je périrai,
Content de mon naufrage.
(Même sujet, même air.)
Vos vers font voir à découvert
Où votre âme esl montée.
L'onde inconstante de la mer
Ne Ta point agitée.
Toujours contente de son sort.
Au-dessus des étoiles, Je la vois prendre son essor,
Sans nuages, sans voiles.
Votre cœur, s*étant embarqué
Sur l'abandon, arrive.
De mille dangers échappé :
Il revient sur la rive.
Qu'avec plaisir je le revoi.
Sauvé par le naufrage.
Lorsque l'on ne craint plus pour soi.
De quoi sert le courage I
O que j'aime votre abandon
Et l'oubli de vous-même I Que votre cœur me semble bon I
Le mien le goûte et l'aime. Je n'y vois rien à désirer
Qu'un peu plus de souplesse.
Qu'à tout je le puisse plier,
Que j'en sois la maîtresse I
n. T. III, no GXXXIV, p. 197-8.
35i FÈNELON ET M-"« (iUYOxN
L 'enfance spirituelle .
Air : Taisez -vous ma musette.
J'ai le goût de TEnfance :
De mon hochet content, La faiblesse et Tobéissance De moi font un petit enfant.
Trop heureuse innocence.
Exempte de raison La vertu pleine d'assurance, A qui tête est hors de saison.
Fruit d'une sèche étude.
Austère gravité, Importuns restes d'habitude.
Laissez-moi vivre en liberté.
Vérité simple et nue.
Que j'aime la candeur !
Et que l'innocence ingénue Est au-dessus de la pudeur !
Sages trop incommodes.
Voulez-vous qu'un enfant Ne joue plus qu'avec méthode. Et soit grave comme un pédant ?*
Docteurs, laissez-moi vivre Loin de vous, loin de moi.