Id. : Reçois donc, cher amant, tes cris de ma douleur
Comme autrefois mon sacrifice.
M-e GUYON A FENELON 367
Vous m'arrachez ma solitude, M*accablant de soins superflus :
Mon cœur languissant ne peut plus Supporter un état et si dur et si rude.
Loin d'avoir pitié de mes peiaes»
Vous ajoutez incessamment
A mon mal un nouveau tourment ;
Vous riez de mes cris, et mes larmes sont vaines.
Votre cœur plus dur qu'une roche,
Loin de s'attendrir à mes pleurs,
S'aigrissant contre mes douleurs,
Me fait le plus souvent quelque sanglant reproche.
Celui qu'en secret je révère,
Et qui seul connaît ma douleur.
Voyant mon extrême langueur.
Sera de mes désirs un juge moins sévère.
Il sera de mon cœur un temple,
Où, malgré l'orage et le bruit.
J'aurai le calme de la nuit ;
Et rien n'empêchera que je ne le contemple.
I. Lettres ehréliennes et spirituelles, t. I, p. 370-1, à la suite do la Lettre LXXXVII, qui est la Lettre XIV du présent volume, p. 40-8.