‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 35 sur 350 · Phelippeaux, Relation, t. I, p. 5, sqq · texte numérisé non relu

Phelippeaux, Relation, t. I, p. 5, sqq

5. Réponse à la Relation, t. III, p. 8 ; cf. d'autres témoignages favorables « d'un très grand prélat », Fénelon, Réponse inédite à Bossuet, Paris, 1901, Libr. intern., p. 12.

C. ((Je vous l'ai écrit dès le commencement, dans le temps même que je n'avais point de commerce de lettres avec vous » (Mme Guyon à Fénelon, Lettre II, p. 16).

cette temme bizarre et imprudente etiarouchaient encore ce gentilhomme de bon ton, épris d'élégance, de délicatesse, « trop accoutumé à se servir de sa raison et trop jaloux de ses petits arrangements'». Pour elle, au contraire, elle éprouvait un invincible entraînement : elle retrouvait en lui le bel inconnu mystérieux, dont elle avait rêve liuit ans auparavant, et que jusqu'ici elle avait « cherché partout sans le rencontrer ' ». Elle sentait qu'il lui était donné ou plutôt imposé, et que a son âme était collée pour toujours à la sienne* », 11 fallait qu'elle l'eût. Elle l'eut enfin. Ils se revirent; elle souffrit huit jours entiers ; a après quoi, elle se trouva unie à lui sans obstacle, d'une manière très pure et ineffable ». Et désormais, d'elle à lui, « il se faisait un écoulement presque continuel de Dieu ' ».

La conquête était triomphale. N'était-ce pas en même temps pour Mme Guyon la confirmation de sa mission divine ? Ce prêtre d'une piété si distinguée, qui avec « autant d'esprit et de science " » ne se lais-

I. Ramaa;, Vie, cdil. cit.. p. 3G ; Bausaet, Hisl. <le Fémhn. Uvrell, § X, édil. des Œuvres, t. X, p. Gi, g. — Hamsay pince cvtle

vraisemblable.

3. Fénelon à Mme Gii)on. Ll'tlru <)u C a^ril iG8<j, p. itii et io3.

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