‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 42 sur 350 · Lettre du 18 juillet 1689, P · texte numérisé non relu

Lettre du 18 juillet 1689, P

s'entendre, ils se reirouvaient et ae touchaient en Dieu, leur centre commun' ; ils charmaient les longues absences, en fredonnant les chansons qu'ils avaient rlmées l'an pour l'autre : Ils chantaient o le tout de Dieu et le rien de l'homme » sur l'air ; La jeune Iris me fait aimer ses chaînes ^, ou a le bonheur de la souffrance pure» sur l'air: Ah! ma chère maîtresse ^, ou encore o la rigueur des épreuves intérieures » sur l'air : Hélas ! Brunetle, mes amours^. Divertissements un peu puérils en leur simplicité, mais qui amusaient leurs sens, et faisaient en eux la place libre pour Dieu. Quand ils parvenaient à se joindre en quelque rendez-vous secret, ils avaient tôt fait de se confier l'un à l'autre leurs expériences et leurs misères intérieures ou d'éclaircir les quelques points obscurs des dernières lettres échangées. Ce qu'ils désiraient c'était «se taire ensemble ' » dans la joie et dans la paix ° : « Sans se purler ils prenaient plaisir à être ensemble, à se voir, À sentir qu'ils étaient l'un auprès de l'autre, à se reposer dans le goût d'une douce et pure amitié. Ils se' taisaient, mais, dans ce silence ils s'entendaient; ils savaient qu'ils étaient d'accord en tout et que leurs deux cceurs n'en faisaient qu'un : l'un se versait sans cesse dans l'autre ' . n Parfois ces « communications en

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