‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 41 sur 350 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

édifié*. » C'était donc sans préjugé et sans scrupules conventionnels qu'elle se donnait à lui avec toute la tendresse de son fonds, tendresse si forte, qu'elle en était comme oppressée, et que souvent elle était obligée de lui crier toute seule, pour se soulager ^ : / « O mon enfant ^, votre âme m'est chère au delà de tout ce que je puis dire *, elle n'est qu'une même chose avec la mienne ^, vous êtes l'unique®, vous êtes mon fils bien-aimé, en qui je me complais*^. » Dans ses rêves, elle se voyait avec lui, glissant, ou pjutôt se laissant « couler » ensemble sur les pentes flexibles des vallées mystiques, étroitement enlacés et se disant, l'un à l'autre : « Il n'y a rien de plus doux au monde*. » / Souvent aussi, elle s'éveillait avant l'aube, a avec une \ douce et suave occupation de lui en Dieu® ». Quand elle pensait à lui, elle avait des façons innocentes et enfantines de témoigner son affection pour lui *^, et elle lui donnait de petits surnoms amicaux, qui restent aujourd'hui encore une énigme pour nous** : « Rien ne me scandalise en vous, lui répondait Fénelon et je ne suis jamais importuné de vos expressions**. »

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