‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 72 sur 350 · Id., Lettre du 3o avril 1689, p · texte numérisé non relu

Id., Lettre du 3o avril 1689, p

lo. Fénelon, Instructions, XXII, t. VI, p. 120, (/ : « On a tout perdu ; on s'est perdu soi-même. »

pQav a se laisser, posséder, agir et mourir par Dieu '.» Dans la lliéone, ce christianisme ne laisse pas d'être effrayant : on n'y parle que de perte, de destruction, « d'anéantissement de tout soi-même^ ». Mais, dans la pratique, cette doctrine de mort devient une doctrine de « non-résistance' », et par suite de liberté : Il faut être « souple sous la main de l'amour' », c'est-à-dire se laisser faire par les choses, accepter ce qu'on a et ce qu'on est, chercher une perfection sans raideur, qui sache prendre toute forme et n se faire tout à tous pour les gagner tous " ». 11 faut supporter patiemment ses défauts ' et ne pas se troubler de ce qu'il peut y avoir d'involontaii'e en eux', ne pas se laisser réiré-tir par les scrupules et la crainte, mais se livrer tout entier a l'amour qui élargit ' ; vivre au jour la journée ' tlans la gaité '" et dans la sainte liberté des enfants de

[. Mme Guyon à Féndon, Lettn du 7 mai iGSg, p, i3i.

1. Fénelon, Manuel de pislé. t. VI. p. 56, g ; cf. eacoielnslractioas. XXU. t, VI, p. ïiî. J: « Il (Dieu) est insatiable de mort, de perte, de renoncemeat » ; Po^iiVi. n' X, p. 35i : fl Je ne yoia qu'horreur.

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