‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 75 sur 350 · Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 10 octobre 1689, p · texte numérisé non relu

Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 10 octobre 1689, p

iianenuera quelques exceniriciresverDaies, supprimera les formules trop ésotériques, clarifiera et atlègera les lourds développements confus, mettra sur toutes ces idées sa flamme, son esprit, sa grâce, sa puissance de séduction, mais il ne dira presque rien que n'ait déjà dit son amie.

Si l'on veut sentir dans toutesa force ce « guyonisme» de Fénelon, on lira les lettres de direction, qu'il a écrites dans les heureuses années, où il était en « union fixe B et « toujours croissante * n avec Mme Guyon. Dirigé, il est aussi directeur, et directeur désiré, écouté, choyé. C'est le moment, où toute la famille Golbert se confie à lui, où Mme de Mainienon lui remet en mains la conduite de sa vie intérieure, et où, derrière elle, tout Saint-Cyr le prend d'enthousiasme comme maître spirituel. C'est le moment du reste, où Mme Guyon, relâchée sur la demande deMmedeMaintenon elle-même, ne garde plus de la persécution antérieure qu'une auréole et un attrait de plus. Reçue comme un oracle chez les duchesses de Gharost, de Beauvillier, de Chevreuse, de Mortemart, elle s'installe presque officiellement à Saint-Cyr avec lauiorisation tacite de Mme de Maintenon, conquise elle aussi : e Presque toute la maison devint quiétiste sans le savoir, raconte une dame de Saint-Louis' : on ne parlait plus que

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