‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 9 sur 350 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

de sa grande édition, Dutoit publie en appendice un petit opuscule de Fénelon lui-même : Examen de la neuuième et dixième conférences de Cassien sur Véiat fixe de l^oraison continuelle^. C'est Tun de ces petits exposés justificatifs comme Fénelon en a fourni sans relâche à Mme Guyon, pour légitimer sa doctrine par le témoignage des Pères et des grands mystiques ^. Or, parmi les brouillons autographes de Fénelon conservés au séminaire de Saint-Sulpice, j'ai retrouvé des notes sur Cassien, qui sont une première rédaction de ces pages : non seulement les idées développées, mais des phrases et des paragraphes entiers ont passé du brouillon dans le texte définitif, qui se trouve ainsi authentiqué ^. Au reste, ce n'était pas là le seul fragment de Féne-

pice et intitulé : 7' carton, 10 bis. Lettres de Mme Guyon au duc de Chevreuse 1698 et suiv. Copie, i vol. mss. in- 4 broché de 20/4 pages, p. ii5-G; c'est le volume que je citerai sous le nom de /«"■ Recueil Chevreuse. La plupart des lettres y sont en effet adressées au duc de Chevreuse, plusieurs cependant à Tronson, au duc de Beauvillier, à Mme de Maint«non, à l'abbé de Charost, etc.

1. Justifications \ de la doctrine \ de Mme | de la Molhe-Guion | , pleinement éclaircie, démontrée et autorisée par les saints Pères grecs, latins et auteurs canonisés ou approuvés, écrites par elle-même, édit. de 1790, 3 vol. in-8, t. III, p. 333 sqq.

2. [Ramsay], Histoire de la vie de Messire François de Salifjnac de la Mothe- Fénelon, etc. La Haye, Vaillant et Prévost, MDCGXXUI, in-u de 2o4 pages, p. 36.

3. Voici, par exemple, un paragraphe commun aux deux rédactions de cet Examen, qu'il importe de signaler aux futurs éditeurs de Fénelon : a Saint Paul, vase d'élection, étant rempli de ce sentiment (du pur amour), souhaite d'être fait anathcme par Jésus-Christ pour ses frères, pourvu qu'il lui acquière une nombreuse famille ; Michée veut être menteur et aliéné de l'inspiration du Saint-Esprit, pourvu qu'il détourne de dessus le peuple de Dieu les plaies qu'il a prédites ; Moïse dit : ou remettez-leur cett« faute, ou, si vous ne le faites, effacez-moi de ce livre que vous avez écrit. Voilà trois exemples, etc. ». (Recueil de Dutoit, t. III, p. 347, Mss, de Saint-Sulpice [brochure isolée et non cotée, f* 9]).

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