Poésies, n» XIV, p
pérament, de a l'Kvangile éternel » qu'il avait reçu de son aniie sur les désirs mondains d'une humanité trop vivante. Une à une son amour de Dieu toujours plus sincère et plus prenant éteignait en lui toutes les ardeurs terrestres, comme dans sa cathédrale « à l'olfice du chœur, le grand cteignoir, promené par la main d'un de ses chapelains, éteignait tous les cierges par derrière l'un après l'autre' a.
Ainsi s'est réalisée à travers cette vie la prédiction de Mme Guyon, que « Dieu le lui avait donné, pour le faire mourir par l'opposition de son naturel' a. Il voulait chercher Dieu, mais il ne savait chercher que soi. Les événements, qui ne ménageaient à son orgueil ni les blessures ni les mutilations, le ramenaient toujours vers Dieu par la soulfrance*; et c'est vers lui enfin qu'il est resté tendu dans la foi et dans l'amour. Sa vie a été une course ardente, souffrante et sinueuse vers le Dieu caché, 11 est accouru d'abord « à l'odeur de ses parfums' » et l'a suivi a à la piste ^». lia trouvé une route obscure et une « nuit sans étoiles' ». 11 a hésité, tâtonné, erré, reculé. 11 s'est senti triste et las;
t. Pùéûes. IfV, p. 343.