Lellres ehrilieimes, t. 1, Lellre LV, p. i
8oô.
!,. Sur cet accord du pronom, cf. à la Sn d
c cette Jctl
5, Cf. Lellre précédente, p. li.
devant, me tenant sans cesse dans sa présence pour vous avec bien de la force et de la douceur. Je ne puis douter <jue ce ne soit pour vous : car mon âme est appliquée par Dieu même a la vôtre de telle sorte, qu'il n*y a que l'expérience qui Je puisse faire concevoir.
Je suis toujours plus certaine de ce que je vous ai dmandé. Dieu me donne les choses de telle sorte, qu'elles me viennent comme des pensées purement naturelles.
[Développement psychologique et mystique de cette constatation.]
Il y a des âmes qui ne m'appartiennent point, aux- -quelles je ne dis rien de tout cela ; mais celles, qui me sont données, comme la vôtre, Dieu, en me les appliquant très intimement, me fait aussi connaître ce qui leur est propre, et le dessein qu'il a sur elles. Je l'ai connu, et vous l'ai écrit dès le commencement, dans le temps même que je n'avais point de commerce de lettres avec vous ; et Dieu l'a voulu de la sorte, afin de vous faire voir que 5on esprit est vérité ; et à mesure que, dans plusieurs années d'ici, le reste se vérifiera, ce vous sera un témoignagne qu'il a voulu se servir de ce méchant néant, pour vous communiquer ses miséricordes et pour l'accomplissement de ses desseins sur vous, afin de vous servir de contrepoids. C'est donc un moyen d'avancement et de communication intérieure pour vous, quoique de loin, et qui ne peut être interrompu par la distance des lieux. Il ne le pourrait être que par le défaut de correspondance* de votre part, qui, jugeant cela inutile, et même croyant par indifTérence qu'il est mieux de ne point vouloir son avancement, se tromperait. Car Dieu veut assurément cette docilité de vous pour un temps, jusqu'à ce qu'il vous ait entièrement perdu en lui : alors ce ne sera plus une communication pareille à celle d'une fontaine supérieure, qui se déchargera dans une autre ; mais,