I. Cf. Id., p. 3 et n. G
et soyez assez peiii pour agréer ce moyen, qui gioriue ■ d'autanlplus Dieu qu'il est plus bas et misérable. C'est assurément (oui, assurément '), dans cette union, que Dieu vous donnera ce qui vous sera nécessaire pour tout. Je crois que vous serez assez abandonné pour êlre content de manquer à tout; mais vous deven vouloir cela, parce Dieu le veut. On ne peut être plus unie à vous que je la suis*. J'y trouve même assez de correspondance ^.
ill, — M^'GUÏOÎS A FÉMKLON',
Outre le goût général que j'ai ]M)ur votre âme^, qui m'est unecertitudc continuelle, qu'elle est comme Dieu la veut, c'est qu'il est aisé de juger même par vos pai-oles, que, quoique l'extérieur soit fort éteint chez vous. il y a cependant une vie profonde, et d'autant plus pure, que Dieu en est seul le principe et la On ; il y a une activité amoureuse, quoique secrète et cachée ; et la vch lonté, qui est le siège de ta vie intérieure, comme le cœur est celui de la vie animale, a une activité continuelle, mais profonde.
Ce qui Tait que cette vie est fort cachée, c'est qu'elle
t. Sur cette parenllÙBC et IouIes les autrc« des Lettres de Mine Guyon, Ct. InlroducUon. I. § III, p. ïmii el n. 5.
a. \a<i^clas (Ri^marqaes nouvelles, cle., cdit. Gbassong. Paris, i8fo, t. 1. p. 87) signale ccl accord iluproacm attribut avec le sujet coinnic une fautf, que font toutes les Temnids n ct de Paris ct de la Cour u,
3. Cf. plus haut, fragment d'autobiographie, p. 3 : ce Je ne trouvais pas de correspondance, ce qui me faisait beaucoup souffrir, »
U. T. II, Lettre CXLV, p. SiS-iag.