Voir plus haut, p. 55, note 2 et plus bas, p
4. Voir Correspondance de Bossuet (Ed. des Grands Ecrivains), t. II, p. 109.
5. Ledieu, t. I, p. 280 et t. III, p. iW. H y avait des Millet dans la parenté de Bossuet. Cf. J. Thomas, Les Bossuet en Bourgogne, p. 7O, i3i, 2i5.
6o FÉNELON
sultat ou de peu de profit pour l'histoire de Bossuet et de sa famille. L'atmosphère et le milieu qu'il hahitait nous seront suffisamment révélés par la publication des lettres de son frère.
Paris, 25 juin qG.
M. de Meaux a qui J envoie vendrcdy la lettre que iauois reçu de uous du 4- me mande d'hier qu'il adresse droit à lion la réponse qu'il uous fait. 11 nous uiendra reuoir la semaine prochaine il aura été bien aise d'apprendre ce qui s'est passé au baisement des pieds de S. S.
Les armées ne font encores rien en flandres nj en allcmagne non plus qu'en Sauoie d'où l'on ne scait ce qu'on attendre de l'accomode[men]* qui s'est proposé, si quelque chose deuoit faire présumer qu'il pounoit réussir ce sont les grands auantages qu'on dit que nous faisons à M. de Sauoie.
M. de Sarron a gaigné son procez a Lion contre M. Millet sur la seconde prouision que M. de Sarron a obtenue, je uerrai demain les sentiments de Al'"'* Noûet et Chabert*. Cependant M. Guerin mande qu'il faut faire le procès (que) - je lui écris de le faire.
Depuis que vous êtes a rome je n'ai manqué qu'un lundi a uous écrire '^.
le uous ai mandé la mort de j\L de la bruiere trois iours aprez qu'elle fut arriuéc j en suis touiours fâché, on ua prendre un très
1. Ou Chuberé, c'est un avocat, cf. p. 76. L'Abbé Chabcrt, dont Bossuet écrit, dans sa lettre à son neveu, du 27 octobre i6g6 : « M. Chabert fait merveille à la farine » (Lâchât, t. XXIX, p. 35) ; évangélisait le diocèse de Meaux.
2. Ce mot que semble mis ici par distraction, et est bien explétif.
3. L'arrivée de l'abbé Bossuet à Rome étant du mercredi 16 mai, il nous manque donc des lettres. On verra par le début de la lettre III qtic plusieurs semblent n'être point parvenues à leur adresse, notamment celle du 1 4 sur la première nouvelle de la mort de La Bruyère ; notis avons celle du 21 mai; il faudrait retrouver celles du 28 mai, 4, 11, 18 juin, dont une seule, nous ignorons laquelle, n'a point été écrite.
LETTRES SUR LE QUIÉTISME 6l
grand deuil de la reine d'espagne, continués à nous donner de uos nouuelles une fois la semaine, nous en agirons de même. le salue Mr Phely * et Me la graue- (?). M. Chasot seroit bien tenté d'aller uous uoir a rome après son semestre s'il pouuoit aller et reuenir auec facilité (?) en deux mois, nous nous portons tous a l'ordinaire.
A Monsieur Monsieur L abbé
Bossuet a Rome
A la lettre du k juin annonçant la visite faite au Pape, Bossuet répond par la lettre du 24, qui serait à rapprocher de la réponse d'Antoine, du moins pour les nouvelles politiques, à peu près les mêmes. La suite du passage de Phelipeaux déjà commencé supplée à l'absence de la lettre même de l'abbé Bossuet.
Nous arrivâmes a Rome le mercredi 16 mai. Le cardinal de Janson y etoit depuis plusieurs années chargé des affaires du Roi. Je fus charmé de la réception gracieuse qu'il nous fit. Il nous mena d'abord à S. Pastor (sic) maison de campagne qui appartient au général des Dominicains, et le samedi 2 juin, il nous présenta au pape InnocL-nt XH, qui nous reçut auec toutes les marques de bonté que nous pouvions espérer^...
11 s'agit donc ici de la cérémonie de réception dont Bossuet écrit à son neveu, dans lettre dvi 2/i :
1 . Il faut lire évidemment Phelipeaux. Presque toujours Antoine n'écrit les noms propces qu'en abrégé : Chas, pour Chasot, Phely, pour Phelipeaux. C'est ce qui expliquerait la lecture de Monmerqué dans la lettre du 21 mai. Il a dû copier exactement Mill. et l'impossibilité de contrôler par d'autres lettres ne lui a pas permis de reconnaître le nom de M. Millet.
2. L'écriture d'Antoine Bossuet étant peu régulière et mal formée, plusieurs mots n'ont pu être sûrement déchiffrés. Je les fais suivre d'un point d'interrogation entre parenthèses.