Relation, i"' P., p. itG
2. Floquet, t. I, p. 226, note 5. et 543, note 2. Nicolas Payen écrit même Chasscaii, ce qui indiquerait tout au moins la prononciation, mais nous avons dans une lettre du 4 janvier 1702, la signature du fils, écrite Chasot (V. Revue Bossuet, 2b octobre igoo, p. 222). Dans le compliment de Payen « à Mons.r l'évesque de Meaux, à Pasques 1688 », il est fait allusion, d'après une note, à la mort de Chasseau, président à mortier à Metz, beau-frère de M. de Meaux.
annonce, par exemple, un projet de voyage à Rome de la part de M. Chasot. Dans la maison de Marie Bossuet, sur la paroisse Saint-Gorgon, avait demeuré longtemps Madeleine Bossuet, née deux ans après le futur évêque de Meaux, le i3 janvier i63o. Elle y resta jusqu'à son tardif mariage, à quarante-six ans, avec le secrétaire d'Etat Joseph Foucault. Devenue veuve, elle vint habiter près de l'évêque ou du moins demeurait le plus souvent chez lui, soit à Germigny, soit à Meaux. C'est cependant à Paris qu'elle mourut le iS juin i7o3,et « fut enterrée le lendemain à la porte de l'église de la paroisse Saint-Roch, sa paroisse, comme elle l'avoit ordonné par son testament' ».
Bossuet, alors chez Mme de La Briffe, belle-mère de Louis Bossuet, n'assistait point à cette mort'^. Il faut lire dans le Journal de Ledieu l'éloge de cette sainte malade, infirme depuis 1690, et d'un abord si accueillant.
Pour M. Millet enfin, le nom mal déchiffré par M. Monmerqué ', on le rencontre fréquemment. Un M. Millet est nommé dans les journaux du temps et aussi dans les lettres de Bossuet à Huet relatives à l'éducation du Dauphin. Après avoir occupé quelque poste subalterne dans la maison du prince, il mourut en Saintonge où il avait obtenu un emploi^. Il s'agit ici- d'un familier de Bossuet'. Au reste on ne peut exiger sur ces lettres un commentaire historique entrant dans le détail sur une foule de nomsobscurs. Les recherches seraient infinies, souvent sans ré-
1. Ledieu, Journal, t. I, p. 439. Voir aussi dans les notes critiquesde M. l'abbé Urbain, p. 4o, des détails sur sa dernière maladie, omis par le premier éditeur. Cf. plus bas, p. 78.