‹ FénélonChapitre 33 sur 138 · Le millésime a été ajouté par une main plus récente · texte numérisé non relu

Le millésime a été ajouté par une main plus récente

3. A en juger par cette phrase, le frère de l'abbé Bossuet, Louis, ne devait pas manifester une grande ardeur au travail, et son père paraît inquiet de son apathie.

et que uotre uoiage de Naples soit heureux, nous adresserons touiours uos lettres a rome par M. rouiller si uous ne changés l'ordre, mille baisemains a M. phelypeaux, uoila M. l'abbé de torci Eueque de lMontp[eUi]er 1 on dit qu'il quitte l'Agence du Clergé et que le R. P. de la Chaise fait mettre en sa place M. l'abbé de mauleurier ^.

uoicy un gros paquet. M. pirot m'a permis de uoir la censure. Monsieur l'abbé bossuet

Paris 3 déc [em]l^''e qQ^

Nous reçûmes hier uos lettres du i3 uo [uem]'"'" en uoicj une que M. de M. m'a enuoic pour uous ■^ il renient demain en cette uille.

1. Charles-Joachim Colbert de Croissy. né à Paris (11 juin 1667), neveu de Jean-Baptiste Colbert, nommé le i"' novembre i6g6 et non le i^mars i6g6 (comme imprime le P.Jean qui oublie que Charles de Pradel, prédécesseur de Colbert, mourut le 17 septembre i6y6), sacré aux Feuillants le 10 mars 1697 par son cousin l'archevêque de Rouen (Voir P. A. Jean, S. J., les Evrrjues et Archevêques de France, p. 268). Il avait perdu son père, Charles Colbert, marquis de Croissy, mort à Versailles, le 28 juillet précédent, assisté par Bourdaloue (Voir mon Histoire critique de la prédication de Bourdaloue, p. 882). Au récit de sa mort, d'après SouTches, il faut joindre la lettre de Bossuet à son neveu, en date du 29 (Lâchât, t. X\IX, p. 11).

2. Charles Andrault de Maulevrier de Langeron, comte de Lyon, agent général du clergé, abbé de Réomé (Langres)et de Saint-Pierre (Chalon), nommé évèque d'Autun le 18 mai 1709, résigna ses droits (mai 1710), en alléguant ses infirmités. Il mourut le 8 janvier 172 i (Jean, op. cit., p. 2ig). Bossuet lui écrivit en janvier 1697 "'^^ lettre pour dénoncer l'ouvrage que Fénelon préparait (Lâchât, t. X\IX, p. 48, cf. plus bas, p. 78).

3. C'est la lettre en date du i" décembre, écrite à Meaux, dans laquelle Bossuet rappelle à son neveu qu'il doit choisir ses relations- (Lâchât, t. XXIX, p. 42). « J'ai reçu, lui écrit-il, vos lettres du a3 et So octobre, de Frascati. Je suis bien aise que vous vous y trouviez bien

M. Courtin auant que d'être nommé pour la paix * auoit une fluxion sur les yeux [;] elle a tellement augmenté depuis quelques jours qu'on craint qu'il ne perdre la uùe, en sorte que par l'auis de M. fagon et autres, il s'excuse de l'emploi on ne scait encores par qui il sera remplacé il j en a qui parlent de M. d'auaux qui est en suède [;] on n'en scait rien.

Le Prince d'Orange a eu une grande attaque de son astme chez le Prince de Lannemarc mais cela n'a point eu de suitte, les affaires de la paix ne paraissent plus si auancées qu'on auoit crû qu'elles l'etoient, les hollandois ne ueullent plus donner de passeports a nos plénipotentiaires qu'auee la participation du P. dorange et il j a même des gens qui croient qu'il j a quelque petit murmure à la Cour contre certaine conduitte de M. de Sauoie, c'est pour uous seul que ie dis ces bruits que quelques uns font courir, il n'j a point de certitude, si peu cpi'il j ait a craindre ne hasardés pas le uoiage de JNaples ^.

M. Chubéré ' dit touiours que rien ne presse pour l'affaire de

et en bonne compagnie ; c'est à vous à prendre garde si un si long séjour y est convenable. J'entends bien que le vrai objet, dans un voyage de la nature du vôtre, est de se faire des connoissances et des amis, surtout parmi les personnes les plus considérables, qui sont les cardinaux ; mais il faut bien choisir et que ce soient les meilleurs, autant qu'il se peut. Des deux que vous me nommez, il y en a un qui n'est pas, ce me semble, en grande estime. Du reste, je ne vous parle de cette sorte par aucun avis particulier, ni autrement que par conjecture. Vous êtes sage, et vous saurez bien réQéchir sur les idées que vous donnerez de vous-mêmes. Jusqu'ici, on paroît vous distinguer fort : il faut soutenir votre réputation. Vous savez que, par toutes sortes de raisons, c'est M. le cardinal de Janson qu'il faut contenter ». Cf. plus haut, p. 68.

1. Courtin, l'ancien aml)assadeur d'Angleterre, est signalé par Bossuet, dans sa lettre du 18 novembre, comme un des négociateurs choisis pour traiter : « MM. Courtin et de Harlay sont nommés plénipotentiaires pour la paix » (Lâchât, t. XXIX, p. 42).

2. Il est question de ce voyage dans la lettre de Bossuet à son neveu, du 9 décembre 1G96 : « Nous attendons avec impatience ce que vous aurez résolu pour Naples. M. de Chaulnes dit que c'est un voyage hasardeux ; mais vous saurez prendre vos mesures » (Lâchât, t. XXIX,

3. Le nom est illisible, mais il faut deviner évidemment Chubéré. Cet homme d'affaires est fréquemment nommé dans la correspondance de

M. Millet ie diffère uolon tiers pour attendre uotre retour, la dispense des trois bans de M. Melian dont ie uous aj parlé* est diton de M. de Paris, conserués uous la famille uous embrasse.

Monsieur l'abbé bossuet, a Rome.

Dans la lettre du 9 décembre, envoyée par Bossuet à l'ordinaire suivant que laissa passer Antoine, il rappelle à son neveu qu'il attend ses documents sur le quiétisme : « Je pourvoierai incessamment à la somme pour les copies que vous faites faire ^. »

Il s'agit apparemment des « décrets sur le quiétisme » déjà demandés dont il presse encore l'envoi dans sa lettre suivante, du 3o décembre seulement, « surtout de ceux, dit-il, dont je ai envoyé le mémoire et la date à M. Phelipeaux ; ils me sont de conséquence^. »

11 les avait réclamés depuis longtemps et à plusieurs reprises, notamment dans sa lettre datée de Germigny au 2 septembre :

Souvonez-vous des bulles et autres décrets sur le quiétisme du temps d'Innocent XI : il en a sept ou huit, et je prie M. Phelipeaux de vous aider à les bien chercher, sans en omettre aucun ''.

Il était grand temps pour Bossuet de les recevoir : il les voulait publier comme addition à son Instruction sur les états d'oraison, dont l'impression était fort avancée, car il

l'oncle et du neveu, par exemple à la lettre de l'abbé du 3 février 1G99 ' « Mon père me mande seulement, que vous auez eu la bonté de tomber d'accord de tout, que M. Souin lui vient de dire que le correspondant de M. Chuberé a ordre de me faire toucher 2 000 livres » (Lâchât, t. XXX, ■ p. 2/16 ; cf. p. 248). Cet agent d'affaires est le même que Chabert, de la p. 60; nous le rencontrerons encore. Cf p. i34.

1. Ce doit être dans une des lettres non retrouvées. Cf. plus bas, p. 128, n. 4.

2. Lâchât, t. XXIX, p. 46. Peut-être est-il question aussi de dessins ou de portraits (Voir plus bas p. 80, note i).

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