‹ FénélonChapitre 37 sur 138 · Revue Bossuet, ibid, p · texte numérisé non relu

Revue Bossuet, ibid, p

3. Revue Bossuet, Le, p. lai. L'éditeur des lettres d'Antoine ajoutait ici : « Dans la lettre du 1 1 février, l'évêque de Meaux fait allusion à la fin de cette lettre : « Mon frère m'a dit qu'il vous avoit mandé quelque chose du procédé de M. de Cambray et du Hvre qui a paru de lui depuis peu. »

Paris, 18 févrii'r lOgy.

M. de Meaux revint hier de Versailles ; M. de Cambray l'y a vu. Il seroit trop long d'entrer en tout ce qu'ils se sont dit. Il suffit que vous sachiez que là, comme par tout Paris, la modération de M. de Meaux est louée et que le procédé et' le livre de M. de Cambray sont blâmés généralement, à la réserve de quelcpies adhérons particuliers, qui n'y entendent rien. Les théologiens, les directeurs et presque tous les gens de bien en sont scandalisés. Il n'y a que M<^ Guyon et ses sectateurs qui sont ravis de voir leurs chimères autorisées par un archevêque de la sainte égalise. Ce sont des subtilités si alambiquées ^ que personne n'y peut atteindre. Il n'est pas que ce bel ouvrage ne soit à Rome. On n'y entend rien. C'est un jargon rpii n'est que pour les gens de la profession mystique. Ce qui surprend les plus grossiers, c'est que l'auteur dans son avertissement, parlant des 34 articles, dont deux grands prélats, dit,-il, font mention dans des ordonnances qu'ils ont données, déclare que son ouvrage ne tend qu'à expliquer leurs propositions avec plus d'étendue, et qu'il ait entrepris de donner au public cette explication à la barbe de ces deux grands prélats, sans la leur communiquer, quoiqu'il sut bien que l'un de ces deux prélats en eut promis une par son ordonnance, et en effet ce qu'il avoit promis étoit sous la presse, avant qu'on eût fait paroistrc ce bel ouvrage, et après avoir eu communication de celui qui étoit sous la presse, et qu'on n'aura que dans quinze jours ou environ. M. de Meaux a voulu, avant qu'il vît le jour que M. de Paris, M. l'évèque de Chartres, M. Tronson et quelques autres l'eussent exa-

I. « Ce n'est que propositions alambiquées », écrit aussi l'évêque de Meaux à son neveu, le 11 février 1697 (Edit. Lâchât, XXIX, p. 52) (Note de M. Levesque, p. 122, n. 2). Il n'y a pas à s'étonner de cet accord, car il est évident qu'Antoine est surtout un écho, et à ce titre ses lettres complètent la correspondance de Bossuet avec son ûeveu, nous montrant les sentiments et les paroles de l'évêque traduites et interprétées par son frère.

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miné. On verra si, sur les 8/4 articles que ces deux auteurs «ont signés, ils seront d'accord dans l'explication que chacun d'eux en donne. Si on en parle, il n'y a qu'à observer la môme modération qu'a 1 M. de Meaux^,

Paris, XI mars 97.

Nous avons reçu vos lettres du 9 fév. M. de M. vous écrit. On vous envoie son livre (['Instruction sur les états d'oraison') qui n'a pas encore été distribué à Versailles. Je voudrois bien qu'on y eut joint un exemplaire de celui de M. de Cambrai (^Maximes des Saints) dans l'incertitude si vous aurez reçu celui que M. Ledieu vous a adressé par .Marseille. Je ne doute pas que M. le Nonce n'en ait envoie à quelques uns et peut-être l'auteur lui-môme et qu'on en ait adressé à M. le Gard, de Janson ou à d'autres. On est toujours fort élevé contre. Il semble néantmoins que la cour (le P. de la Chaise) ^ (le cardinal de Bouillon) (les Jésuites) en parlent modestement (Mme de Maintenon) est déclarée ; (le Roi) est mal content et ne dit rien ou peu. Il y a de l'apparence que (les Jésuites) ont envoie à (Rome). C'est bien fait d'être réservé et d'écouter ; tout le monde a les yeux sur (M. de Mcaux) et dans la vérité, sans (lui), on laisserait tout aller. Nous nous portons à l'ordinaire. Votre tante et votre frère vous embrassent.

Adresse : Monsieur l'abbé Bossuet à Rome^.

La lettre du 18 mars ' est la première dont l'historien

1. La Revue Bossnel porte : « qu'à M. de Meaux ». Le sens : que M. de Meaux a est plus vraisemblable.

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