Lâchât, t. XXIX, p
2. Lettre du 5 août 1697 : « M. le nonce est bien disposé pour moi, et contre M. de Cambray. Il n'est pas content du cardinal de Bouillon, croyant être cardinal plutôt que celui de son pays. » (^Ibid., p. 12 fi). S'il est permis d être sévère pour le cardinal de Bouillon qui, acceptant un mandat, le trahit quand il eût dû ou se démettre, ou jouer le rôle qu'il acceptait, on peut aussi trouver étrange que le nonce ait conçu un cardinal de l'Eglise romaine comme devant faire passer avant son « catholicisme » son esprit régional. Cette conception gallicane du cardinala ne semble point révolter Bossuet.
J'attends de vos nouvelles au sujet de la préparation de votre retour, à peu près dans le temps de celui de M. le cardinal de Janson. Vous pouvez aller jusque là mais pas plus loin...
Puis, parlant du cardinal de Bouillon, il écrivait :
Vous aurez beaucoup à vous en donner garde ; vous savez comi bien il est de mes amis '.
L'ironie est trans}3arente. D'ailleurs l'évêque dé Meaux i ne semble pas douter, dans une lettre commune à son I neveu et à l'abbé Pbelipeaux, que « le cardinal de Bouil- I Jon qui a de grandes liaisons politiques avec M. de Cam- I brai et ses amis, n'aille à Rome avec le dessein de le dé- ( fendre - » .
Reprenons les lettres d'Antoine, d'après la série chronologique que les notes de M. Floquet ont permis de compléter.
Paris, 30 mars iGgj.
Jamais livre, depuis l'Exposition de M. de Meaux. ni d'aucun autre par conséquent, sur les matières de religion, n'a été reçu avec un applaudissement plus universel à la cour et dans Paris, en Sorbonne et dans les paroisses, des prélats, des gens d'église, des gens du monde ^. Vous n'avez rien yu de pareil dans la distri-