V. Dangeau, t. VI, p. 92, ii5; Sourches, t. V. p. aoO
3. Mme du Mont est apparemment de la famille de la femme d'An-'j toine Bossuet, si même elle n "est pas la mère de celle-ci. Nous avons vu j que Antoine avait épousé Renée- Madeleine de Gaurault du Mont (Cf. plus haut, ji. 4i et pour Mme de Magin, p. 64).
4. Mme de Pont est sans doute Elisabeth Bossuet, seconde fille de François Bossuet ou Bossuet le riche, marié, dit Ledieu, à M. de Pont, maître des requêtes, fils de M. de Chavignv, secrétaire d'Etat (^Mémoires,
LETTRES SUR LE QUIÉTISME lOI
Paris. 22 avril i6()j ^.
L'audience dont je vous parlai par ma dernière - dura demieheure. Le roi écouta et rien plus. Cependant M. de Meaux travaille sur le livre. Il trouve quantité de mauvaises choses. Les amis de AL de Cambray et luy-mesme ne savent où ils en sont. Il est de plus en plus décrié dans le public. On suppose qu'il a parlé et écrit dans les mesmes sentimens avant et depuis ses emplois et tout son procédé irrite. Il est encore plus mauvais que vous ne pouvez l'imaginer. Il mérite bien que Rome ne laisse />as le livre sans le bien noter. M. de Meaus attend nouvelle de votre audience du Pape 3.
M. l'abbé de Maulévrier * voudroit bien qu'on trouvât quelque ajustement en l'affaire de AI. de Cambray. Mais cela n'est pas , aisé à cause du grand éclat et de la distribution de près de 2 ooo exemplaires partout. On est bien scandalisé à la cour et à Paris.
p. 7. Cf. Mercure f/alant, no\ . i68i, p. a83). Mme de Pont était la sœur de l'évèquc fie Troyes, François le Bouthillier de Chavigny, qui venait de se démettre en laveur de son nevc-ii Denis-François. Bossuet écrivait le i5 avril à son neveu : « M. l'abbé de Chavigny est nommé à l'évêcLé de Troyes sur la démission de M. son oncle, qui se retire dans son séminaire et renonce au monde et à Paris, sans lever d'étendard. Mme de Pons est à Paris plus agréable que jamais n (Lâchât, f. WA III, p. loD, t. XVIX, p. 84 ; Dangeau, t. VI, p. 102).
1. M Levesque a fait remarquer avec raison que l'allusion contenue au début de cette lettre du 22 avril ne se rapportant point à la lettre du 8, « Antoine a dû écrire le i5 une lettre perdue » (/ôiV., p. 124).
2. Sans doute une audience donnée parle roi à Fénelon (Note 5 de M. Levesque, ibid., note i). Il n'est guère possible de préciser l'information à l'aide delà Helalion de PheH[)caux. Cf. i" P. [>. 222.
3. Lettre de Bossuet à son neveu, 22 avril 1697 (Edit. Lâchât, t. XXIX, p. 84. (Note de Levesque, ibid, note).
4. Charles Andrault de Maulevrier-Lanjeron, aumônier du roi, fut mêlé à l'afTaire du livre des Maximes (Correspondance de Fénelon, t. VII, 438 Qi passimi). Note de M. Levesque, ibid., note 5.) Cf. plus haut, p. 75, note 2. Il est possible aujourd'hui do renvoyer à l'excellent ou-
, Paris, 3(j avril i6ç)/.
M. de Meaux vous instruit do tout ce qui regarde M. de Cambray * . Le latin aura bien de la peine à couvrir les défauts du françois. Il me tarde bien que ce c[u'on projette de faire en ce pays ici ne soit public^. Il y a eu une distribution épouvantable du livre de M. de Cambray. On n'a osé en faire une 2« édition, mais on a continué la première à l'infini, en sorte que tout le royaume en est plein. Il faut bien réparé le scandale qu'il a fait en langue vulgaire. Les soumissions qu'il s'avise de faire après cela au Pape ne répareront point ici le scandale, et je doute que sa fausse monnoie soit bien reçue.
Paris lundi 28. mai ^ i)/
[[uotre relation de florcnce et celle de M phelypeaux nous ont fait un très grand plaisir ie ne sarois uous dire a quel point M. de
vrage de M. l'abbé Dolplanque, Fénelon et la doctrine de l'Amour pour d'après sa correspondance, p. 45. Il est superflu de dire que M. de Maulevrier n'a jamais été curé de la paroisse de Saint-Sulpice, suivant l'aflirmation étrange de M. le chanoine, depuis Mgr Delmont, dans son livre si mêlé : Autour de Bossuet. Longtemps je m'étais demandé d'où pouvait venir cette information. Tout simplement, je le crains, d'une lecture trop précipitée de l'édition et en outre de la connaissance imparfaite d'un sujet qui requiert une plus longue et patiente attention que la lecture ou l'analyse des deux volumes de M. Crouslé sur Fénelon et Bossuet.
1. Edit. Lâchât, t. \XIX, p. 80 (Note de M. Levesque, p. 12b, n" i).
2. S'agit-il du rapport des évèques dont [)arlera la lettre du 10 juin ou du dessein déjà conçu de retirer le préceptorat à Fénelon.
3. Si la lettre est bien du lundi, c'est le 27 que Antoine aurait dû écrire. Le 28 était le mardi de la Pentecôte, et la lettre de Bossuet, du 26, est du jour môme de la fête.
LETTRES SUR LE QUIÉTISME Io3
M. j a été sensible et a tout ce que M. le gr[and] duc luj a fait l'honneur de luj écrire sur son chapitre et sur le uotre et il est uraj que rien n'est plus honnête que ce qu'il a fait et ce qu'il mande.]] M. de M. a déia fait les uisites que uous luj aués recommandées a M l'enuolé * et a Mad"«, il a écrit a lijourne (sic pour Livourne) et a florence [,] il montre uos relations a tous ses amis ^ il les a portées ce soir à uersaillcs et le roi pourroit bien en auolr sa part si peu qu'il luj fasse beau 3. Il est fort content des presens que uous aiiés imaginés pour M. le gr [and] d [uc] et pour la princesse [.] il a déia mis les fers au feu '•■ pour faire relier ses liures et auoir les portraits de nos trois prinpes, uous deués des complimcns sur le mariage de mad [émois] elle de Croissi [.] on désarme a brest et a rochefort la plupart de nos vaisseaux uenus de la mcditerannée, le P [rince] d'o [ange] est en Hollande, en ne tardera pas a ouurir par tout la campagne [.] on ne laisse pas d"aiioir des negocians ■> qui sont aux écoutes sur la paix, il i en a qui croient qu'on l'auroit si nous uoulions relâcher luxcmbourg [.] le roi a un peu la goûte depuis qu'il s'est fait seigner et purger[.] uotre tante et uotre frère uous embrassent ils sont chacun en leur espèce comme uous les aues laissés [.] is recois des nouuelles de M Chasot ie lui en donne des nôtres M de gergilanguet ^ i^ous écrira [.] le reste du monde ua comme il alloit [.] conserués uous bien et que M. phel [ipeaux] en fasse autant.
1. Sans doute l'envoyé de Toscane, le marquis de Salviati. V. Revue Bossuel, juillet 1902, p. i33, n. /i.