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Paris 13 aoiist gy.
J'ay reçu uotre lettre du 37 juillet [:] si M. leCard. de Janson trouue les portraits en passant a florence il en sera content, la gazette de Hollande dit que le Pape a reserué des chappeaux pour le roi Jaques [,] la pologne et la Sauoie, on ne le croit pas [.] je garde touiours Telai cocher il n'en uaut pas mieux de ne rien
que devait bientôt recevoir l'abbé Bossuet de demeurer à Rome comme agent officiel do son oncle. Cf. plus haut, p. 98 et suiv., et plus bas p. m.
1 . La Déclaration des trois Évêques ne fut signée que le 6 (Lâchât, XXIX, 124, XIX, 607 (Levesque, 1. c, p. 129, n. 1.)
2. « La 2« édition des Etats d'oraison, achevée le 25 mai 1697 "• Ibid., p. i3o.
3. L'autographe est à la bibliothèque du séminaire de Saint-Sulpice. L, a. n. s., 196 sur iS'i millimètres.
faire, ie ne scai ce qu'on a donné au laquais ni ce qu'il est deuenu, il se retrouuera peut être quand uous scrés icj [,] En cet endroit je reçois notre lettre que M. de ^I. qui reuient de Versailles m'apporte, du 3 de ce mois [[// vous mandera que le roi trouue fort bon que l'abbé Bossuet demeure à Rome pendant l'affaire de M. de Cambrai [.] il doit si bien faire qu'on ne puisse se douter de rien, le cardinal de Bouillon ni aucun autre suivant ce que (i'ai écrit) il j a quinze jours ; nous disons de notre côté que l'abbé ne se presse pas [.] a ce qu'on voit par les lettres que M. de Cambrai a écrit et qu'on uous enuoie, la Cour en est fort scandalisé [e] C'est d'un esprit dangereux et artificieux qui se prépare a tout euenement et ne cherche qu'a jeter de la poudre aux yeux des innocens [.J Si (j'étais) Pape Jen serois plus fâché que du livre. Il fait l'important et se mocque de [Rome et de Paris]] ' |t famille se porte à l'ordinaire ma sœur est guérie de son heresipelle. A Monsieur Monsieur l'abbé bossuet a Rome
La lettre de Bossuet, de la même date signale aussi la promotion des cardinaux. Après avoir parlé de la déception du nonce qui s'attendait à être nommé, Bossuet continue : « Il a eu une audience sur les chapeaux ; il y a été parlé de Pologne. » La possibilité d'obtenir le chapeau, sinon par la cour de France, ce dont, comme nous le verrons, désespérait l'entourage de Bossuet, au moins par l'entremise du roi Jacques II. ou par la Savoie, à cause de la duchesse de Bourgogne, explique l'intérêt que prenait Antoine aux promotions citées par sa lettre. Au reste, Bossuet désirait qu'on ne fit aucune démarche. Dès le i*"" juillet. Il avait écrit à son neveu :
I . Cette partie de la lettre est à peu près entièrement en chiffres. On a mis en italique les mots traduits et entre parenthèses ceux qu'il a fallu modifier. Ainsi on lit dans l'original : « suivant qu'Antoine a écrit. . Si Antoine était Pape, j'en serois, etc.. u. en est fort scandalisé» (V. Lâchât, t. XXX, p. 590).
Le roi est fort content de moi : Madame de Maintenon est toujours de même, et je suis très bien auprès d'elle. Le nonce m'a dit très fortement qu'il me falloit faire cardinal et m'enuoyer à Rome : quelques autres personnes parlent ici de la même manière... Nous espérons toujours votre retour au plus tôt : ne faites aucun mouvement pour moi au sujet du cardinalat'.
D'ailleurs, il n'y comptait pas beaucoup, s'il en faut croire sa lettre, écrite de"*Marly quinze jours après :
Ni M. de Reims ni moi ne l'emporterons sur l'archevêque dé Paris, dont la famille 2... Ce n'est pas à moi qu'il convient de se donner du mouvement. Ma vraie grandeur est de soutenir mon caractère, d'édifier et de servir l'Eglise, etc. La parabole de saint Luc jj XIV, 12 •' est ma leçon. Je ne dois être ni remuant ni insensible]