‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 115 sur 347 · I. Ps. GIX · texte numérisé non relu

I. Ps. GIX

M- GUVON A FKXKLON W

au large el mou aeiir content, et certaines répugnances lui seront ôtées '.

N. ^ a raison de ne pas craindre ce goût simple de Dieu ([ui lui est donné parce qu'il est très dilVérent du sensible. 11 faut lo recevoir et s'en nourrir, lorsqu'il est donné, parce que c'est par lui c[uc les puissances sont réduites en unité ^ et il est très nécessaire à l'àme. C'est ce principe de vie, qui la prépare à la mort, et c{ul lui est d'autant plus utile, (pie Dieu a de plus grands desseins sur lui '. Plus le goût intime et simple de Dieu est iort, vigoureux et de longue durée, plus la mort qui suit est profonde. Il faut donc se laisser à Dieu, el se laisser remplir de son infusion divine avec beaucoup de correspondance et de liberté. J'éprouve que mon âme, ainsi que je vous l'ai dit, s'écoule sans cesse dans la .sienne'"', et Dieu f;ùtcela, afinde la réduire où il le veut. C'est une grâce d'onction, c'est un germe de vie et d'immortalité, qui subsiste dans la mort même, quoique d'une manière entièrement cachée et imperceptible. Qu'il ne lise que le moins ([u'il pourra : ce n'en est pas le temps à présent, mais de se taire cl se reposer.

I. La l'arou iiii])orsonnolle et nncore ccrémoniciisi', dont Mme Gii\oii parle de Fénelon dans cette lettre, la rattache, ce me seiuhlc, au j^roupe de lettres du début.

■j.. T. II, Lettre CLVIII, p. 'i(3(3-'i'"'y : dernier paragraphe, t. V,

3. D'a[)rés tout ce ((uc. Mme (îuyon dit ici de N., il ne saurait être f[uo Fénelon lui-même.

/(. Cl'. Lettre VIII, p. Wi .

5. Cf. fragment d'autobiographie, p. 4 ; « N. S. m'a fait comprendre les grands desseins cpi'il a sur cette personne. »

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