Cf. Poésies, n» XV^I, p
3. Cette habitude semble avoir duré pendant toute leur correspondance ; cf. Lettre du 27 juin, p. iS5 et n. i.
M'" C.UYON A FENELON 7o
et ('tre rejoléo ilo lui. et (jue rexéciilion de cette volonté cause une paix, un contentement et une largeiw infinie'.
Jcntre très fort dans toutes aos raisons-^ cl je serais très fâchée de vous causer la moindre peine. Je metti-ai le tout chez M. *. Si vous voulez lire ce que l'on vous apporte, vous le lirez ; et à la première visite que vous fex'ez à M. de (".hcvreuse. vous le lui remettrez, pour me le rendre. Il me suffit qu'eu cas de mort vous vouliez vous en charger, pour en faire ce qu'il vous plaira, et brûler ces écrits, si vous le voulez. Je ne crois pas que Dieu demande autre chose de vous que l'état où il vous tient : pour moi il tient mon âme dans un état contmuel, — je pensais dire, de prier ■• pour vous, mais j'aperçois que c'est tout autre chose que cela : c'est un amen'' , qui opère tout ce qu'il pourrait demander. Soyez persuadé qu'il me donne pour vous une confiance unique et entière. Elle ne vous sera jamais à charge. Cependant que voulez-vous donc que je fasse de cette Vie que vous m'avez fait garder'.'' La mettrai-je avec les écrits*, ou vous la donnerai-je pour la brûler, si vous le jngez à propos...
1. Sur cette « largeur infinie » que Fonelon recommandera lui aussi dans ses Lettres spirituelles, cf. plus loin, Lettre LXXIV, p. i8i et n. 3.