Les écrits qu'elle fera déposer chez M
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La raison, pour laquelle on a usé de celle autorité, sur moi à l'égard de la communion •, c'est, selon que je l'ai compris ce malin, parce qu'ayant, à cause de la lièvre, bosoinde cure, — je m'en abstenais ou me privais decomnumier. Le père de famille a lait comprendre qu'il en usait avec ses enfants avec une familiarité et une liberté infinie; cl, comme il re donne pas de bornes à son amitié, il n'en donne point à la liberté -. Si vous improuvez cela, et que vous m'ordonniez autre chose, j'espère que je pourrai peut-être vous obéir ^. Il me serait ditlîcile de vous faire comprendre ce que votre âme m'est en Notre-Seigneur. et à quel point elle m'est donnée. Je vous parle simplement, sans pouvoir m'en défendre.
Je n'ai aucune raison pour ne point donner la copie des écrits à M. ^, puisque je n'ai point de secrets pour elle. Je n'en avais qu'une seule et unique, qui est que je sens toujours plus que Dieu veut que je vous confie toutes choses : ainsi il me sutfit, pour lui obéir, de les mettre en lieu de votre connaissance, et q\ie vous en disposiez aussi absolument que s'ils étaient chez vous. Les
1 . Fénclon avait sans doute demandé des explications à Mme Guyon sur ce besoin iiicsistilsle de coninmnier, dont elle [larle dans la Lettre précédente, [i. ~'i.
2. Sur cette sainte liberté des enfants de Dieu, dont Fénelon a déjà parlé (Lettre V, p. aC et n. 3), cf. aussi les Coianientaires par Mme Guyon de la //'' Epilre aux Corinlhiens, III, g-ia et de celle Aux Hébreux, II, i5 (i\ouvcnn Testament, édit. de 1790, t. ^, p. 3'ig et ^ I,
'i. Même sentiment, Lettre XXXVIII, p. loj.
/i. T. V, Lettre X, p. aaS-i.
f). Cf. Lettre précédente, p. 75, n. li. — Dans une lettre perdue, Fénelon hii demandait probablement si ce dépôt de manuscrits, fait là où il lui indiipiaif. lui paraissait avoir fjuebpic inconvénient.
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originaux rostcront chez (M. de Ghevreusc '), dans la niôuie cassette où je les ai mis. avec quelques lettres qui ne seront pas inutiles à garder. Si je meurs, les uns et les autres vous laisseront disposer do tout, soit pour les garder ou les supprimer'-. Je ne crois pas cependant mourir sitôt'' : et vous êtes bien éloigné d'avoir rempli tous les desseins de Dieu sur vous, car ils sont grands *. Je consens d'être une victime éternelle, qui brûle sanscesse pour vous devant lui ^, et j'espère que vous connaîtrez un jour, soit dans le temps, soit dans l'éternité, ce que J)ie\i fait de moi pour vous ; vous verriez vui ordre de grâce et d'amour cjui vous ravira. Comme je craindrais de vous importuner, et cjue je ne serai peut-être pas la maîtresse de ne pa^ écrire ce cju'il me donnera pour vous, je l'écrirai et le mettrai dans mes originaux avec un L. el un F. '', et ce qui sera de cette sorte, vous sera un témoignage un jour qu'ils étaient pour vous. A Dieu "' , en Dieu même, dans le sein duquel vous me trouverez toujoiu's, comme je vous trouve sans cesse.
XXX. — FÉ.NELOX \ M™*^ OUVOX-^ Je reçois' dans ce moment le billet '' où vous me
1 . Il n'y il que N que dans le texte de Dutoit ; mais on a vu plus haut que Mme Guyon avait mis ses originaux dans une cassette chez le duc de Clievrcusc (Lettre VI, p. 28).
2. Le second soit de l'alternative est souvent remplacé par ou au xvii" siècle.
3. Cf. Lettre du 1" mai 1689, p. i2Ï), Lettre \LI\ . [>. 118. (i. Cf. fragment d"autoI)iographie, p. fi.