‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 142 sur 347 · Cf. pourtant Lettre XXIV, p. 70 et n · texte numérisé non relu

Cf. pourtant Lettre XXIV, p. 70 et n

2. .Sic. F.nut-il lire « vocation-élal », ou supposer que le mot vocation a été introduit dans le second mcmt)re de phrase par une négligence de copiste ou d'iuiprimeur "? C'est cette seconde hypothèse qui nie j)araît la plus vraisemblable.

?>. Probablement Saint-Cvr.

'1. Cf. le sermon de Fénclon, Pou/' le jour île S'^Thomas, t. AI, p. .5.'|.

5. On serait tenté decroire qu'il s'agit ici de la duchesse de Charosl et de sa propriété de Beynes. Mais on verra dans les lettres de mai et juin, qui font en effet allusion à cette villégiature, que M[adanjc.'] de N. semble avoir él6 une autre amie de Mme Guyon, ayant sa maison de campagne non loin de Beynes, ce qui permettait h Mme Guyon d'y aller quelquefois ; ci. Lettres dcsfimai, ij et ilj juin, p. i3o, 170 et 177.

6. C'est ce que Mme Guvon appellera dans d'autres lettres : « avoir le penchant du silence auprès de vous » (Lettre XL, p. 107) et Fénelon le désir « de me t;iire avec vous » (Lettre XLII, p. ii5); cf encore Lettre du lâ juin 1689, p. 170 et n. i, et Lettre LXXH , p. 179. — Fénelon a décrit merveilleusement, d'après ses souvenirs personnels, ces réunions intimes, où l'on « se tait avec » une aniio {LeHre du 10 octobre 1707 àlu comtesse de Montberon, t. YIII, p. 685,, 9), « avec une bonne amie qui ne vous gène en rien » (^Lettres spirituelles, t. VIll, p. ÔDo, d); cf. encore id., id., p. ôSi'i, ij ; cf. surtout une [)age du Manuel de Piété, t. \l, p. 8, g : « D'abord on a mille choses à dire à son ami, et mille à lui demander ; mais, dans la suite, ce déta'il de conservation s'é"puise, sans que le phiisir du commerce puisse s'épuiser. On a tout dit; mais, sans se parler, on prend plaisir à être ensendjlc, à se voir, à sentir qu'on est l'un auprès de l'autre, à se reposer dans le goût d'une douce et pure amitié ; on se tait ; mais, dans ce silence, on s'entend ; on sait qu'on est d'accord en tout, et que les deux cœurs n'en font qu'im ; l'un se verse sans cesse dans l'autre.))

82 FEXELON ET M'"^ GUYON

Je ne sais si cela arrivera. Si Dieu vous en donne la pensée, cela sera ; sinon, cjuelque éloignée que je sois, Dieu saura bien faire sa volonté. ,)e n'aurais pu sans infidélité ne vous le pas dire. J'ai de temps en temps des renouvellements de certitude, que vous êtes celui que j'ai vu en songe ^. Dieu veut que je vous dise simplement les choses. Mars 1689.

Page 1