XXXIV. — FÉNELON A M™'- GUY0X
J'ai reçu l'explication des Epîtres^ ; je vous en remercie, et j'en profiterai selon rarrangcment que vous me marquez.
Pour N. qui ne veut pas que l'àme passe en Dieu et qu'elle s'y repose, ]e m'imagine qu'il a' entendu ces expressions dans un sens, où il aurait raison de les condamner. 11 est vrai, qu'en cette vie l'on ne passe jamais en Dieu, en sorte qu'on soit compréhenseur^, et qu'on cesse d'être voyageur : VUnion commencée avec Dieu est encore imparfaite, en ce qu'on ne voit point clairement l'essence divine, et qu'on n'est jamais impeccable ; on peut jusqu'au dernier soupir