‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 147 sur 347 · I. Dans la Icllre prccodcntc, à lafincUo rcllf-ci répond · texte numérisé non relu

I. Dans la Icllre prccodcntc, à lafincUo rcllf-ci répond

M"" GUYON A FENELON 87

a rien do plus onicatc v\ ilo plus agissant que l'amour. Tant que nous sommes en coUc vie nous pouvons déchoir ' ; mais qu'il est rare que Dieu rejette une âme qui lui est si chère et qu'il possède parfaitement, quoique sous le voile de la Coi !

Sitôt que l'âme, par la mort d'ell(>-mcme, perd tout pour entrer dans la iin,elle y passe très véritablement et réellement. Non qu'elle perde pour cela la qualité du voyageur, si vous prenez cette qualité comme on la prend généralement, pour ce qui fait la différence de l'autre vie à celle-ci ; mais elle cesse de marcher pour peu que ce soit par ses propres pas, quelque simples qu'ils parussent auparavant, pour entrer dans la tin, qui n'est autie que le repos du Seigneur, et le sabbat commencé dans le temps d'une manière imparfaite par rapport à l'éternité.

[Pur ;il);in<lon et (losapjiropriation entière ilc l'àiiie arrivée en IMeu.]

Je n'ai point de science. Je conçois ce que vous me dites, je le goûte, et il me semble que j'aime l'Église à un point que je donnerais mille vies pour elle-. Pour ce ([ui regarde les sentiments, il n'y en a aucuns, quels qu'ils soient, que je ne soumette avec la plus grande docilité, non seulement à l'Église, mais à vous. Monsieur. Je ne sais rien, je ne connais rien, je ne vois rien. Je ne sais pourquoi je parle, ni ce que je dis ; mais il me semble que Dieu est tellement tout en toutes choses^, que je ne vois, n'aime et ne goûte que lui ou ce qu'il me fait voir, aimer et goûter en lui. Si j osais, je dirais avec saint Paul, Oui nous séparcrn de ta charité de Jésus-Christ * \ et, comme il est dit dans le Cantique, que la multitude des eaux ne

1. Ce sera l'evpression niènic ijiie reprendra Féni'lon dans l'artiek des Maximes ciUi plus haut (Lettre X\XI^■, p. 83, n. i ).

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