‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 157 sur 347 · Cf. Lettre XIV, p. .',8, noie .S · texte numérisé non relu

Cf. Lettre XIV, p. .',8, noie .S

lait ' connaître clle-môinc dans le nioincnl (|n'ellc se rencoiilrc, sans que l'àin ; reslo en alliMition pour cela, coinuK^ uiî avcuyie inu'clie lonjours, iusf|u'à ce ([ue, trouvant une muraille qui le borne, il eoni|irend ([u'ii l'aut aller par un autre endroit, sans pour cela qu'il Casse nul raisonnement. Cédez tonjoursà Dieu en quelque état que vous soyez, et quoi qu'il puisse exiger de vous : vous serez toujours en paix. Résislez-lui le moins du monde -, — voulant même lui plaire, — vous perdez aussitôt le centre, et il se lait des rides sur cette belle et tranquille mer ^, qui se convertit même en orage et tempête, lorsque la simple répugnance à la volonté de Dieu devient une résistance* : Qui a pu résister à Dien et vivre en paix/' ? Je ne saurais vous le dire trop, car cela sera la conduite de Dieu toute votre vie.

[Nécessité dctre éclairé, pour éviter les résistances.]

Vous voyez donc bien. Monsieur, que ce que je vous ai dit est très véritable : qu'il faut être arrivé à la parfaite indiirérence. pour recevoir la pure lumière et suivre Dieu, car souvent il se caclie si bien, qu'il se fait méconnaître ; il se déguise avec tant d'adresse, qu'il semble que ce ne soit point lui, mais une chose toute contraire. Comment faire alors? Il fuit le suivre cependant à l'aveugle. Celui qui est dans la pirialte indllférence, la-

1. Ail xvii'" siècle, le verbe se met souvent an singulier, lorsque les sujets réunis par la conjonction el se présentent à l'esprit comme formant un tout ; cf. Haasc, loc. cit., § i44, p. /liG-g.

Page 1