Cf. Fragment d'autobiographie, p. 7 et n. 1 et
M- GUYON A FÉNELON il7
.nvciii,'l(''iiuMil ce (|ue jo crois sa volonté, cl je suis toute prcMe de me démet Ire de mes pensées, si vous, Monsietir, pour c]ui Nolre-Seii^neur nie donne une confiance entière, me le disiez. Ne m'épargnez pas, lorscpie vous verrez du dél.iul ou de la méprise : pour de la droiture, il me semble cpc Noire-Seigneur m'en a donné beaucoup, cl une extrême simplicité, (pii exclut également le retour elle pro|)re intérêt du temps cl de réternité.
J'eus liier une forte impression de croix : j'étais au lit (car mon accès a été de aO beurcs, et j'en suis lort liiible); tout ce que je pus aire, fut de dire avec Jésus- (Muisl, me voici, prête à toutes vos volontés ! ne m'épargnez pas ! Il se fit en moi une nouvelle alliance avec la croix avec l'impression de ces paioles : Siionsabo te in fide et inœternuni^. Je ne saurais m'empècber de vous écrire avec la simplicité d'un enfant. Lorsque vous serez importuné de moi, dites le moi avec une extrême simplicité. Je crois comme vous, qu'il ne serait pas à propos que i'euise la consolation de vous voir souvent, et je vois que Notre Seigneur su|)plée de loin à tout. Lorsque je vous l'ai mandé, je ne croyais pas même que cela fût faisable par rapport à vous ; je le fais par lldélité, et je reste morte, on plutôt très indillerente au succès'-. C'est à moi à vous exposer les cboses dans ma sinq^licité, et à vous à agir selon vos vues, et suivre ce je ne sais (|uoi, qui vous fait embrasser les choses ou les rejeter ; pour moi, je ne suis capable que d'obéir à ce certain incomui, qui veut aussi que je vous obéisse eu mille choses. Lu vous écrivant même je trouve à présent ce je ne sais quoi aussi pur qu'intime, qui m'unit à vous, et qui me convainc que l'éloignement des lieux n'empêche nullement la CJiuinunicalion des purs esprits ^ Usez-en en siuqjli-