‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 178 sur 347 · Cf. Lettre du 16 octobre 1689, p. 594 et n · texte numérisé non relu

Cf. Lettre du 16 octobre 1689, p. 594 et n

3. Cf. Lettre au marrjuis de Blainville du 16 octobre 1688, i. \lll. p. 5o8, d : « Ils ne rougissent non plus de Jésus-Christ, que nous rougirions d'être sages parmi les fous « ; cf. même lettre, p. 124, n. 2 et Lettre LXXXIIl, p. 2o5, n. i.

fi. Cette maxime mystique sera citée de nouveau par Fénelon dans

FKNELON A M" GUYON 123

It'c' sur cette matière', iiiliiiinilie et me donne un certain travail intérieur, dont il me semble que je ne me soucie point. Car je neveux ni \ adhérer ni le faire cesser.

Souvent mon esprit clierchcrait à se prendre à quel- (juc chose pour se soutenir, tantôt uncespérancc de succès, tantôt des moyens humains, pour assurer et faciliter l'affaire, tantôt des réflexions, pour me condamner moimémedans ces mouvements, pour renoncer à ces avantages temporels et pour les fuir. Mais je sens la main de Dieu qui rompt toutes les branches, sur lesquelles mon esprit cherche à se raccrocher, et qui me replonge dans

sa Icllre à Mme Giiyon rlu ii août iG8() (cf. plus loin, p. 2.'>7) ol reprise ailleurs par lui (Lettres spirituelles, t. VIII, p. /id5, g et ^ÔQ,g) : (' Allez, comme dit le bienheureux Jean de la Croix, toujours par If non-savoir » ; « la seconde règle est d'aller toujours par le non-voir, comme parle le bienheureux Jean de la Croix. » Pour celte formule, ain.si que pour une autre du même Jean de la Croix, à laquelle on ]c \erra plus loin faire allusion (Lettre LVI, p, i8i), il est nialaiso de savoir à quel passage précis de ses (JlSuvres elle est empruntée. Jean de la Croix ayant été plusieurs fois traduit en français au xvn« siècle, il f.iudrait avoir la traduction, que Fénclon a eue entre les mains, povir retrouver ces textes, si toutefois Fénelon, suivant son habitude, n'a pas légèrement transformé l'auteur qu'il citait. L édition française que j'ai <'onsultce (Les Œuvres spirituelles du B. Père Jean de la Croix, traduites par le R. P. Cyprien de la Nativité de la Vierge. Paris, Jacques ir,\lbin, MD(>LXV, I vol. in-/(" de .16 2 [)ages), n'est pas celle dont s'es servi Fénelon, si j'en juge par les références à Jean de la Croix qu'il donne dans Les principales propositions du livre des « Maximes des saints » justifiées (t. 111, |). 2:i8-3o8). Il est vrai que toute VObscure nuit de l'âme n'est qu'un traité du non-voir ; cf. [lar exemple, livre II, chap. XVI, p. 225 : « Comment l'àmc, cheminant en ténèbres, marche sûrement : à l'obscur, mais hors de danger » ; cf. surtout dans la Montée du Mont-Carmel, livre II, cha|). xxvi, p. 98, la façon de « cheminer à l)ieu par le non-sçavoir ».

Page 1