Cf. Lettre XXX.1X, p. 10.^ et n
i. On a vu plus haut ce qu'en pensait Mme Guyon ; cf. Lettre XLIX, p. 127 et n. 3.
/i. T. V. Lettre XXVIL p. 2ri9-26i.
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lient uni en lui, puisque la dislinclion des lieux n'empêche pas (|u'on ne se communique. Il y a des moments que votre âme m'est montrée si proche de la mienne, que je ne trouve nul entre-deux.'. Je dis nul. Tout ce que je fais alors, est de me laisser écouler à mesure qu'on me remplit d'une manière inelfable, car Dieu se communique à moi avec d'autant plus d'abondance qu'il se lie plus fortement à vous-. C'est un chose à laquelle je ne puis contribuer, ni me la donner. Je me laisse en proie à l'amour, cjui consomme^ tout en lui-même. Cela me prend quelquefois avec autant de promptitude qu'un coup de foudre, et je ne puis alors parler ; de sorte que vos amis me font la guerre, mais je ne puis ni me contraindre, ni dissimuler. Je me trouve si éloignée de moimême et de toute ma vie propre, que je ne puis que me laisser posséder, agir et mourir par celui qui, m'ayant entièrement chassée de moi, s'en est entièrement emparé. Ce sera donc de cette sorte cjue je serai toujours proche. Je ne m'étonne point qu'étant destiné comme vous êtes au plus pur amour et à la plus étrange perte, vous ayez tant d'horreur des réserves. C'est la seule chose qui vous peut nuire ; vos fautes vous seront toujours utiles, étant disposé comme vous l'êtes. J'ai prié que l'on vous fit voir une lettre, afin que vous en jugeassiez*. Je ne connais plus ni péché ni justice^. Il me semble qu'il y a un temps, où les péchés sont pardonnés, et c'est celui d'après la pénitence, un autre, où les péchés sont couverts, et c'est celui de grâce sensible, de lumière et d'amour; mais il y en a un, où les péchés ne