‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 195 sur 347 · Cf. Lettre précédente, p. i38 et n. j · texte numérisé non relu

Cf. Lettre précédente, p. i38 et n. j

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d'ainour. Ceci est une ihèsc générale, qui ne fait pas ([uaucunc personne particulière présume d'être dans cet état, puisque, si une personne y était, elle n'y penserait pas, et ne pourrait, comme vous dites l'ort bien, s'en rien attribuer. On veut seulement savoir, si Jésus- (jluist et Bélial peuvent subsister ensemble, le péclié avec l'amour, tel que nous l'avons décrit.

L'abandon le plus fort et l'état le plus perdu (la mort étant consommée en cette viej est proprement la vie divine, qui n'est communiquée que par la perte de la vie d'Adam (que l'on appelle mort). Mais cette vie divine, commencée en cette vie, ne peut jamais être consommée que dans la gloire. C'est ce qui m'a fait écrire, que l'amour consomme le cœur, ou plutôt la vie de l'âme, mais que ce même amour consommant ne sera consommé en lui-même que dans la gloire.

V^ous éprouverez sans doute combien Dieu a réservé de biens à ceux qui l'aiment ; et vous serez contraint de dire avec le Roi Prophète, que la part qui vous est échue est excellente^. Je crois ce que vous croyez: et je m'en rapporte à vos lumières, en attendant une plus entière expérience.

Vos fautes ne m'étonncnt pas, quoique celles de sécheresses soient celles auxquelles il ne faut plus travailler en votre manièi'e : Dieu détruira toutes choses. Dieu ne se fait pas toujours sentir; et, vous aimant au point qu'il sait, la foi aura souvent le dessus, je veux dire, la foi nue et insensible. Dieu n'est pas moins dans votre cœur, quoiqu'il se cache. Il le faut laisser aller et venir, comme il lui plaît-, ainsi cjue vous faites. Plût à Dieu que vous fussiez si bien comme un bateau sans voile ni rames, que vous ne pussiez faire autre chose que de vous laisser emporter à la merci des flots, qui se feraient souvent un

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