LXIV. — M'"e GLYON A I-ENKLON
Je 1110 sens nilH-remcnt pressée à votre égard, sans (|ue j'en puisse discerner la cause, autrement que, Dieu ayant de grands desseins sur vous, il hàle son ouvrage ; et c'est la différence de ceux que Dieu veut rendre propres pour aider au prochain, d'avec ceux qu'il ne destine point à cet emploi, que les premiers sont poussés et comme précipités, et les autres vont plus doucement. L'on me lait tout porter, tout soullrir et tout soutenir pour vous. L'on me réveille quelquefois avec tant de violence que j'en suis surprise-. Je vous assure que je ne suis nullement maîtresse de ma conduite à votre égard. Supportez-moi pour l'amour de Dieu. Ce matin j'ai été pressée pour vous d'une manière autant forte que pleine d'onction. \ous m'étiez présent d'une manière si fort intime, que je ne saurais vous l'exprimer. Je me suis olîerte à tous les desseins de Diçu. Je ne voulais point vous écrire : j'ai été mise en souffrance pour vous. Plus je me laisse écouler en vous ', pour ainsi dire, plus ma peine diminue, et je trouve qu'on vous écrivant, elle était beaucoup soulagée. Je vous dirais volontiers avec St. Paul : supportez ma folle '" . Je crois que, lorsque ce grand saint désirait d'être anathème pour ses frères, il n'éprouvait pas autre chose que ce que j'éprouve. (J'est la volonté do Dieu que vous correspondiez sans hésiter. Je n'ai jamais été poussée à l'égard de c|ui que ce soit, comme je le suis pour vous. Que Dieu ne m'épargne pas, j'en suis contente, pourvu qu'il achève