T. V, Lettre XXXII, p
il m'a été mis dans r('si»ril ces paroles: iS'ul n'est luonlé que celui qui est preinièreimnl descendu ; et il m'a été donné l'inloUigence, que ce n'était point que vous fussiez réliéci et reserré, mais que le bas de la vallée n'était que la moitié du chemin ; après quoi, il faudrait monter d'autant plus haut, que vous seriez descendu plus bas. Je n'ai point d'intelligence claire de la femme ; je crois que ce pourrait bien être la sai,^csse humaine, mais celui qui Aous a donné cette intelligence, vous aidera à la détruire. Je vois qu'insensiblement vous vous apprivoisez avec ma simplicité, et cela me donne d'autant plus de joie, que vous m'êtes plus cher en Notre-Seigneur. Je suis si certaine que Dieu vous veut petit et simple, que je n'en puis douter. La sagesse humaine est le Goliatli, que le simple David doit détruire, non avec les fortes armes de la nature, mais avec la fronde de l'abandon et de la simplicité de Jésus-Christ, représentée par ces cinq pierres très claires du torrent. Aous ne sauriez vous imaginer, mon enfant (je me sens pressée dans le plus intime de mon cœur de vou.s donner ce nom et de franchir les obstacles de ma raison), vous ne sauriez, dis-je, vous imaginer combien j'ai de joie de voir que vous ne voulez être arrêté ni rétréci par quoi que ce soit. Non, vous ne le serez pas ; c'est Dieu qui vous donne l'instinct d'être à lui sans réserve ; oui vous y serez, mais il vous en coûtera, et encore plus à moi qu'à vous. Dieu sait que, s'il y avait quelque chose de plus rude à souffrir que l'enfer, je m'offrirais à le souffrir *, afin que les desseins en vous ne soient point bornés par votre faute. Mais souvenezvous de l'Epîlrc d'aujourd'hui : 0 altiludo divitiarum-. Toute la vie intérieure est renfermée dans cette Epître^