T. V, Lettre LWIII, p. liio
7. Commentaire de Mme Guyon. Nouveau Testament, édit. cit., t. VII, p. 3-91.
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sur les prali(|uos des \eiius, mais vous savez que je tiens à quelque chose de plus intérieur que celte pratique'. Je voudrais donc voir les endroits, ou S' Paul parle des opérations intérieures. Mais, avant que de le faire, je verrai les explications de S*^ Pierre et de S^ Jean ; après quoi, si vous me le permettez, je lirai S' Paul. Sur ce que vous m'aviez mandé touchant l'épître de la Trinité", je cherche dans vos explications le onzième chapitie de Tépître aux Romains, mais il n'y est pas ^ Si Dieu vous donne là-dessus quelque chose pour moi, mandez-le moi simplement.
J'ai peine à me mettre àToraison, et quelquefois, quand j'y suis, il me tarde d'en sortir. Je n'y fais, ce me semble, presque lien. Je me trouve même dans une certaine tiédeur et une lâcheté pour toutes sortes de biens. Je n'ai aucune peine considérable, ni dans mon intérieur, ni dans mon extérieur; ainsi je ne saurais dire que je passe par aucune épreuve. Il me semble que c'est un songe, ou que je me moque, quand je cherche mon état, tant je me trouve hors de tout état spirituel, dans la voie commune des gens tièdes, qui vivent à leur aise. Cependant cette langueur universelle, jointe à l'abandon, qui me fait accepter tout,
1. Le Commentaire sur l'Epitic de saint Jacques contient pourtant quelques réflexions sur la vie intérieure ; mais ce sont principalement des conseils sur les défauts « du commun des chrétiens », jugements téméraires, disputes, avarice, etc.