T. V, Lettre LXXV, p. /,i
2. Celui dont il a déjà ])arlé dans sa lettre du 3, p. i52-3.
3. « Ne eraignez pas même de compatir à leurs petites injlrmi lés, ^louileur donner le courage de les laisser voir, etc. » (^Traité de rédacalion dés filles, chap. ix, t. S, p. 588, rf).
l'i. « Joignez à ce gouvernement l'économie. La plupart des femmes le négligent comme un emploi bas...; surtout les femmes nourries dans la mollesse, l'abondance et l'oisiveté sont indolentes et dédaigneuses pour tout ce détail... 11 est bon de les accoutumer dès l'enl'ancc à gouverner quelque chose, à faire des comptes, etc. n (id., ch. SI, t. I, p. 691, g).
5. « Mettre les enfants dès le premier âge dans une grande liberté <lo découvrir leurs inclinations » (id., chap. v, t. I, p. 674, d).
M- GUYON A FKXKLON 161)
Quand revenez- vous donc'? Je vois bien que ce n'est pas sitôt. Je n'ai rien de nouveau à vous dire sur mol. Je sens seulement que mon cœur se dessèche, comme on voit certains malades de langueur, dont la maigreur augmente*; mais je ne souiïre rien que la sécb.eresse, et mon état est assez tranquille. Votre lettre sur le songe^ me réjouit. Pourvu que la volonté de Dieu se lasse, c'est assez. Je ne suis pas d'un degré à être pour vous, comme vous êtes pour moi ; mais je ne sens rien en moi, qui ne soit uni à vous sans réserve, et je ne l'ai jamais été tant à rien en ce monde, depuis que j'y suis. Ce lA juin 1689.
L'indolence, dont je vous ai parle, de ma fille, n'empêche ni sa pénétration, ni qu'elle ne veuille être toujours occupée, mais elle craint ce qui gène. Elle me di- .sait il y a deux jours, qu'en disant ses prières vocales, que (sic) ses yeux se l'crmaient, et (ju'elle a peine à poursuivre et (prdle se sent recueillie. Elle persiste toujours à me prier de ne la point cnj^ager si jeune ^. Je prendrai toujours vos avis sur ce qui la regarde, comme sur toul le reste.
Je n'ose vous dire, qu'il me semble que, si je pou-