‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 215 sur 347 · Perdue, à ce qu'il semble · texte numérisé non relu

Perdue, à ce qu'il semble

6. Cette lettre, réiiondant à la précédente, doit èlro du i3 ou I 4 juin.

Jf,S FÉNELON ET M- GUYON

Je ne vois rien à ajouter à votre mémoire ' pour Mademoiselle votre fille, puisqu'elle est disposée comme vous la représentez. Elle aura peut-être dans la suite des peines qu'elle ne sent pas encore; et, si le goût du monde la prenait, il faudrait qu'elle s'attendit de trouver en vous une mère qui ne serait pas surprise de sa faiblesse, et qui y compatirait, sans la flatter^. Pour son naturel indolent, il pourra par la grâce se tourner en paix et recueillement. Mais il faut craindre la mollesse et l'oisiveté si dangereuse aux femmes. Il faut même l'accoutumer à une action réglée et vigoureuse pour la conduite de toute une maison, dont elle sera chargée^. Continuez à vous faire aimer d'elle, en sorte que, si elle avait une faiblesse à découvrir, vous fussiez la personne à qui elle aimât mieux en faire la confidence ^

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