‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 221 sur 347 · M.ith., XVIII · texte numérisé non relu

M.ith., XVIII

2. Mme Guyon reprendra et dévclojipcra cette idée dans su lettre du 35 juin, p. i8i .

o. Fénclon, parlant de ce renouvellement de l'àmc à la comtesse de Moutberon (Lettre du 3o juillet i7o.<, t. VIII, p. 663, g) l'appelle « une espèce àa fonte du cœur ». Il dit ailleurs, Inslniclions, XXI, t. M, p. ii8, <7 : « Il faut qu'il se l'asse comme nnc fonle universelle du cœur » ; cf. encore plus loin. Lettre du 26 juillet i6Sr), j), 3^6 : « J'ai besoin que Dieu nie refonde et rejette en moule. »

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huée au Salul-Esprlt ; c'est pourquoi il est écrit : il enverra le feu devant sa face \ c'est-îi-dire, il enverra son Esprit ilevant sou Verbe, afiu {[uc l'Esprit brûle et détruise tout, et que, par cette i'oiite, il l'orme en nous .lésus-CMirisl, el que Jésus-Christ nous change en luiinéine d'une manière inelTable. Cet Esprit saint est donc l'Esprit destructeur-, et Jésus-Christ est le réparateur; mais il ne répare que ce qui a été détruit. Cet Esprit est le consouuuateur de toutes choses'; c'est pourquoi il est dit que Jésus-Christ rendit l'esprit, en disant: tout esl cunsomniê, pour nous apprendre que cet Esprit consomme tout. Dieu est un feu dévorant.

Je ne vous parle point de cette nouvelle vie de Jésus- Christ: cela serait d'une étendue inhnie. Il suffira que, lorsque vous en vivrez, vous connaîtrez toutes choses ; mais, avant ce temps, bien que cet Esprit destructeur vous doive enseigner toute vérité, il ne vous l'enseignera ([ue (par) la destruction de tout nous-mêmes, qui est de détruire le mensonge et la vanité, puisque tout homme vivant est im abîme de vanité.

Que cette vie, qui ne s'acquiert que par la mort, est heureuse ! C'est où je vous invite : ce sera là où vous me connaîtrez, comme je vous connais ; en un mot, ce sera là où tout sera consommé dans une unité parfaite.

Il y a plus de huit ans, qu'après vous avoir vu en songeK je Aous cherchais dans toutes les personnes que je voyais, je ne vous trouvais point ; vous ayant trouvé, j'ai été remplie de joie, parce que je vois que les yeux et le cœur de Dieu sont tout appliqués sur vous, et son Verbe et

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