‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 229 sur 347 · I . Texte (le Dutoit : simple · texte numérisé non relu

I . Texte (le Dutoit : simple

A. On .1 déjà \u celte maxime dans deux lettres de Fénelon, 2 5 mai ifiSg, p. 1^7 et 28 mars iG8y, |). 89 et n. 3.

3. C'est ce que Fénelon appelle ailleurs « une bonne \olontc toute

qu'au dedans il soit plein, en sorte qu'il faudrait que je me gênasse et que je sortisse de mon attrait, pour le rendre plus vif. Je ne sais si je me trompe, mais il me semble qu'il est plus pur qu'il ne serait, s'il avait [>lus de vivacité extérieure. Je suis néanmoins tout prêt à cette vivacité extérieure, quand Dieu voudra me la donner ; alors elle serait le meilleur état et je n'aurais garde delà retenir. Mille fois tout à vous en Notre-Seigneur. Ce 26 juin 1689 \

Oui, Monsieur, c'est ce que je voulais vous dire; cl, puisque vous en usez de la sorte, cela me suffit. Je ne prétends pas que vous vous donniez une vivacité extérieure, qui, en vous gênant beaucoup, contrarierait votre attrait; mais je ne voudrais pas aussi que, pour être plus dénué, vous ne reçussiez pas ce qui vous est communiqué tel ^ qu'il soit : cela vous ferait tort. Il y a des âmes naturellement alTeclives, auxquelles on recommande sur toutes choses d'élelndre un feu, qui vient* plus de leur tempérament que de Dieu ; mais cela n'est pas pour vous. Il faut vous laisser dilater en toutes manières. Vous ne sauriez croire combien votre lettre me contente, parce qu'elle exprime nettement et naturellement l'état où Dieu veut votre âme. Si je pouvais

nue et toute sèche, sans goût, sans vivacité, sans plaisir >> (^Lettres xjiirituelles, t. VIll, p. Bai, d), et il ajoute : c'est « ce qu'il y a de pins pur aux yeux de Dieu » .

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