Texte de Dnioit: nuit; la « coquille » est évideutc
vouloir quelque chose, je la garderais ' . I.orsque je suis auprès de vous, je m'y trouve bien, ce qui me lait comprendre qu'il n'y a chez vous nulle résistance ; mais, conunc je craignais que la lumière, que vous avez de la. mort, ne vous portât à une nudité un peu active, et qui NOUS serait préjudiciable, autant qu'elle serait utile à un autre; c'est ce qui m'a porté à vous écrire cela tout simplement. Une chose que l'on voudrait dilater avec elTort en recevrait du dommage. Il ne faut que laisser l'aire celui cpii vous aime, et (|ui prend en vous ses délices : cela se fera peu à peu, mais infiniment. Je ne prétends pas que vous soyez dans le sensible, cela est trop éloigné de vous, mais que vous receviez ce qui vous emplit, sans se faire une vertu de mort et de renoncement. Il pourra venir un temps, où Dieu ferait rejaillir de votre îond ([uelque chose sur les sens, pour les purifier et rehausser leur capacité : cela étant de Dieu ne serait pas impur et devrait être reçu comme le reste. Dieu met quelquefois tout en acte dans une simplicité divine, sans que cette action trouble le repos parlait : c'est le repos en Dieu même, où râtneest rendue active et multipliée", sans être moins simple et nue, et cela en participation de la divinité : Dieu est simple et multiplié. Quoique ceci ne soit pas à présent de saison, il ne vous sera pas inutile ^ car cela étonne quelquefois et fait que l'âme ne se laisse pas assez tôt à ce que Dieu veut, faute de lumière. ,îe vous écris bonnement mes pensées; et, quai.d Dieu n'en tirerait point d'autre cITct que celui d'une aussi extrême petitesse, que celle que vous marquez, ce serait
1. C'est donc qu'ordinairoiiioiit elle renvoyait à Fcnolon ses lettres, après les avoir fait copier ; cf. Lettre XXVII, p. 7/» : « Si vous agréez d'y répondre, un mot, on vous le renverra avec une extrême fidélité. » Cf. encore Lettre du ■/'.> novembre 1689, j). .^26 et n. i.
2. Sur l'opposition entre 1 àme simple et l'.inie multipliée. Cf. Lettre XCV, p. 335.
,3. Cf. Lettre III, p. ?;'. n. i. et Lcltiv \Cl\, p. 255 et n. ^|.
186 FKNELOX ET M""= GUYON
beaucoup. Je suis en înl pour vous loul ce qu'il sait. Je vous prie que je sois de !a conversation. Je vous assure que je serai unie à vous. Si vous y êtes encore, lorsque je ferai réponse sur l'entretien de M. ^ vous en saurez le résultat. Je vous prie de recommander tout au Seigneur. Ce 27 juin 1689"-.