Même sentiment dans la Lettre XIII; cl", p. /i5 et n
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pour m'occuper de Dieu. Malgré cette sécheresse, cette langueur et cette distraction, la solitude et le silence me soulagent. Je suis content, pourvu que je sois seul dans ma chambre, à m'amuscr à des riens, comme un enfant'. Il y a céans un enfant de deux ans et demi, avec lequel je joue (jiiclque fois un moment'-; mais pour les grandes personnes, elles m'incommodent : je ne sais que leur dire ; leurs discours me déplaisent. Je trouve néanmoins que, quand il faut que j'aille en certains lieux et que je parle pour le besoin, je me ranime. Si je raisonnais sur cet état de langueur et d'impuissance, je ne me croirais propre à rien. Il me semble que Dieu veut m'atterrer et me faire invalide, avant que de me mettre en œuvre. J'ai sur tous les desseins connus et inconnus de Dieu un certain amen continuel au fond <lu cœur pendant tout mon silence ^
Pour l'union avec vous elle est intime, et, quoique je ne puisse, dans mon degré, correspondre avec tout ce que Dieu vous donne pour moi, j'ose me rendre ce témoignage que je fais à proportion autant que vous. J'attends votre réponse sur les choses que je vous ai