I. Cf. Lctlre (lu () juin lOSi), p. ith et n
À. Mme GuYon ;i fait allusion à cet enfant dans sa lettre du lîi juin, ]>. 173 et n. 2.
3. « L'habitant de la cité sainte porte au fond de son cœur un fini et un amen continuel n,{Lellres spiriluclles, t. VIII, p. 572. g); « Il *faut chanter dans votre cœur cet amen... dont retentit la céleste Jérusalem ; c'est un arquiesccnient continuel à la volonté de Dieu » (/(/., id., p. 539, d); cf. encore In.'slruclions. t. VI, p. i^-]. g, et plus haut Lettre XXVIII. p. 75 et n. 0.
mandées, touclianl M. de B[cau\illier| '. Ne ménagez rien, et diles-nioi loul ce que vous croyez que je doive faire. Je vais pour deux jours à la campagne avec M. de P|aris(?)J. Ce 5 juillet 1689.
Peut-être m'attendrc/-vous ou in'auriez-vous chercliée. C'est potuquol j'ai cru devoir vous avertir que» quelque besoin que j'aie de vous parler, je ne le pourrais devant^ lundi. Car j'ai été trente heures aussi mal que l'on puisse d'une lièvre violente avec des redoublements et des douleurs d'entrailles étranges. Les douleurs m'ont quittée de hier au soir. Du moins elles sont légères et rares. La lièvre n'est presque plus rien. Le matin il ne me reste que la faiblesse. Je me trouvais déjà si mal mercredi que je ne pus qu'à peine vous répondre, quoique je ne vous témoignasse rien.
Mon cœur a été si uni au vôtre durant toutes mes douleurs, qu'elles n'ont servi qu'à nous serrer plus en Dieu, qui me semble être d'autant plus la vie de l'âme, — non sensiblement, mais très intimement, — que le corps est accablé.
11 y a en vous un feu secret, qui brûle continuellement, quoiqu'insensiblement. Il n'est jamais un moment sans exercer sur vous son activité secrète ; et, quoique sa flamme ne lasse aucun éclat, il ne laisse jamais un moment son sujet, et il le consume peu à peu, et le transforme insensiblement en lui-même. Cette sourde, mais