‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 240 sur 347 · I. Dans la lettre écrite la vcillo, p. i · texte numérisé non relu

I. Dans la lettre écrite la vcillo, p. i

■}.. Pi'euiicr paragraphe, t. \, p. ai/i-aiT); le reste de la lettre, t. I, Lettre CXCIX, p. 5G7-571.

3. \ aiigclas (édil. rit. , t. I, p. '|3Ô) ne distingue pas iivniil cl devanl.

M"» (JUYUN A l'^ENELON 193

toiiliiiuellc opôralion, est ce qui vous rend toul languissant ; et elle consume l'âme aussi vite que des opérations plus sensibles et plus violentes, parce que cette première opéraliou est continuelle, et qu'elle a un degré (le chaleur assez fort pour détruire son sujet sans nulle relâche, et que les autres au contraire ont beaucoup d'inégalités. C'est là et ce sera, autant que je le comprends, votre plus ordinaire état ; ce qui n'empêchera pas que Dieu ne jette quclc[ucfois pour peu de temps l'huile de son onction sur le feu caché qui vous brûle : ce qui en donne dans ce temps ime douce et claire manifestation.

Lorsque vous dites que la présence de Dieu vous est moins facile', vous vous trompez; car, cjuoique vous l'aperceviez moins, elle est bien plus continuelle, son opération sur votre âme n'est jamais interrompue. Deux choses vous feront remarquer cette présence cachée et desséchante : la première, cette inclination secrète pour la solitude, qui marque une opération secrète, quoique dérobée aux sentiments de l'âme ; et ces opérations abattent plus le corps que celles qui sont sensibles, car les premières send)lent tout dessécher, et les secondes fortifient. L'autre preuve de l'opération continuelle, qui se fait en vous, sans que vous la connaissiez, est cet amen continuel - pour toutes choses, cet abandon, cette simplicité et petitesse, que je vois s'accroître chaque jour, et qui me sont des preuves évidentes (quand je ne le connaîtrais pas par le sentiment intérieur que j'en ai), que le Maître vous rend tous les jours plus conforme à lui, et perd chaque jour votre volonté en la sienne. Cet amour continuel ne se peut jamais faire sans un trègrand amour de la volonté de Dieu, quoique l'état de foi et de généralité oi'i est l'âme, ne lui laisse pas penser à

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