‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 243 sur 347 · Cf. fragment d'autobiographie, p. 2 et n. !i · texte numérisé non relu

Cf. fragment d'autobiographie, p. 2 et n. !i

^^. Cette lettre est une seconde réponse a la lettre de Fcnelon du :^ juillet (p. 190-2) et à un billet de lui perdu. Elle doi» être datée du 8 ou 9 juillet.

/,. T. V, Lettre LXtV, p. SgB-G.

5. Cette lettre répond à une lettre de Mme Guyon que Dutoirn'indique pas. Je crois pourtant la retrouver dans le \l\' Discours du t. 11 des Discours chrétiens et spirituels (p. 1 28-1 44). Voici en effet le début du second paragraphe, qui fournit la classification même, dont Fénelon se sert ici : « 11 y a trois sortes d'épreuves ou de tentations

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ces Icnlaùons peuvent èlre si Ibrlcs, et l'opération de grâce si cachée dans l'ùme, qu'alors ràinc n'aperçoil plus que la seule volonté de la chair, qui est la concupiscence, et qu'elle appelle péché, ce qui n'est que la suite involontaire en nous du péché volontaire d'Adam . Je comprends niénic cpic dans la iaiblessc, où Dieu peinicl (ju(> iànit' se trouve, il peut y avoir dans le corps de certains mouvements qui paraîtraient de vrais péchés, mais qui sont involontaires, ou par l'impulsion du Démon, ou par le ressort naturel des passions même. C'est ainsi que Jérémie et Job ont proféré des paroles, qui, prises à la rigueur, seraient de véritables blasphèmes, quoiquen effet ils n'aient point péché de leurs lèvres, ainsi que l'Ecriture le dil du dernier'. C'est pourquoi Jésus-Christ, qui a daigné nous donner un modèle po\u" toutes sortes de tenta-

p;ir lesquelles Dieu [nirilie l'àiiie ; l;i première est les peines sur la pureté, la seconde sur les tentations de blasphème et la troisième (([ui ne vient que du défaut d':d)andon dans ces deux premiers états) est nn(^ violence qui fait perdre l'esprit et qui conduirait au désespoir, si on n'était pas soutenu, etc. » (p. 129). Et voici encore une i)age de confession personnelle, comme on en a tant vu dans les lettres de Mme Guyon à Fénelon : « Je suis si certaine que cette défaillance sans violence sera votre épreuve, que je ne puis m'empccher d'écrire ceci, sans en pouvoir discerner la raison. Je ne sais ce que Dieu prcteml de là; pour moi, je n'ai qu'une chose à faire, qui est de lui obéir. Je suis certaine aussi que les misères et les faiblesses qui sont en moi, ne vous seront pas un petit sujet d'exercice, parce que tout vous mettra en défiance sans nulle assurance. 11 n'y a pourtant rien à craindre, malgré ce que je suis naturellement. Si vous voulez bien me dire tous les sentiments que vous aurez de moi, quand je les prendrais mal (ce que je ne crois pas qui arrive), cela servirait à vous perdre davantage « (p. iZG-'j). Mais, le reste du Discours n'étant qu'une dissertation théologique sans grand intérêt, je ne crois pas devoir le reproduire ici.

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