I. Job, I, 23, II
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lions, nous dit au jardin des paroles, pour demander ce qu'il savait bien qui' était formellement contre la volonté de son Père : c'était pour exprimer la répugnance et le soulèvement involontaire de la nature, à qui il écliappe quelquefois des paroles et mouvements involontaires, quoique le fond de la volonté demeure invariablement soumis.
Mais, quand Dieu met lui-même une âme dans cette affreuse épreuve, et qu'elle ne s'y met point ellemême par témérité on par illusions, alors on y voit les circonstances suivantes : i'' Une simplicité enfantine pour découvrir ses misères si bonteuses à un directeur pur et expérimenté. 2" Une docilité sans réserve pour toutes les clioses à l'égard desquelles il lui reste quelque force, et un aveu humble de son impuissance sur le reste, après l'avoir souvent expérimenté. 3° Une amertume et un accablement involontaire sur ces tentations ; je dis involontaire, parce que, sans s'exciter à la douleur, elle en sent involontairement une très vive, et qu'il faut la consoler, pour l'empêcher de tomber dans le désespoir. 4' Une fidélité parfaite pour éviter tout ce que le directeur croit capable de réveiller la tentation, en sorte qu'on voie im âme droite et simple, qui ne tienne à rien et qui n'ait en elle aucune cause volontaire, mais éloignée de la tentation qu'elle souffre, b" La disposition continuelle à se confesser, de tout ce qui est douteux ou qui lui paraît tel, en sorte qu'elle ne s'en dispense que quand