‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 255 sur 347 · Dans cette morne lettre perdue · texte numérisé non relu

Dans cette morne lettre perdue

3. L'expression sera n'prise par Fénelon dans sa Lettre du i i août i68f), p. 25o.

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OÙ la simplicité du cœur nicue, supposant que c est ce qui est le plus conforme aux desseins de Dieu. Nous parlerons de lout cela vendredi ' ; ce})endanl meUez votre cœur au large" et sans réserve avec moi. .le sens que vous le devez non seulement à Dieu, uiais encore à moi, lout faible que je suis. Rien n'égale mon attachement froid et sec pour vous. Ce iS juillet 1689.

\C. M.n, CLi^ON A l'ENELON^

Je n'entrerais point en réilexlon sur vous, si l'on ne m'y faisait entrer. Votre lettre '' m'a remis dans mon état naturel de paix et de large, 11 faut que je vous dise devant Dieu, que depuis bien des années je ne me possède point, étant pour bien des gens d'une si grande l'éserve, (ju'il m'est impossible de leur correspondre ; et pour vous, je ne puis faire autrement. La moindre raison que j'allègue, sudit pour irriter Dieu contre moi ; et cela me met dans un état si violent, qu'il est insupportable. Il me semble qu'il n'y a que l'expérience, que vous en aurez un jour, qui puisse vous faire concevoir ce que c'est que l'impuissance de se posséder.

Il faut savoir qu'il y a deux sortes de peines : des peines d'ordre de Dieu, qu'il inflige lui-même, et d'autres, qui viennent par le dehors. Quoique les peines

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